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Quatrième de couverture :

« Je conçois mal que l’évolution darwinienne, qui ne s’encombre ni de morale, ni de finalité, ni de « dessein intelligent » ait pu favoriser une espèce aussi envahissante, nuisible, mal embouchée et peu durable. Il n’y a pas d’autre conclusion possible : bientôt fini le règne de l’Homme, cet animal borné qui se prétend intelligent mais qui ne cesse d’anéantir son milieu naturel et massacre ses semblables. »
Dans cet essai écologique, provocant et teinté d’humour noir où il imagine treize scénarios catastrophes, le naturaliste Yves Paccalet dresse un véritable réquisitoire contre l’humanité. La conclusion est sans appel.

Un essai en forme de pamphlet hyper-réaliste, hyper-pessimiste.

Yves Paccalet ne veut plus, dit-il, faire semblant de croire que l’humanité a suffisamment de ressources et de bonté en elle pour parvenir à renverser le processus du réchauffement climatique et de la destruction de la planète Terre. Il dresse un constat très noir sur la contamination, disparition progressive de civilisations « premières » comme les Papous, sur le dangereux déséquilibre entre le nombre d’humains et les ressources de la planète (qui ira grandissant avec le développement démographique annoncé), sur la violence inhérente à l’homme et qui ne peut que conduire à la catastrophe.

Dans son dernier chapitre, l’auteur (qui a fait partie de l’équipage de la Calypso du commandant Cousteau) va jusqu’à imaginer treize scénarios de fin du monde. Il dresse particulièrement la sonnette d’alarme en ce qui concerne la prolifération des armes nucléaires.

J’ai lu ce livre pour l’école : nous participons avec nos élèves de 7è à un projet d’envergure en lien avec le développement durable, le recyclage, la mobilité douce et un collègue m’a conseillé ce livre pour soutenir la réflexion sur le sujet en cours de français. C’est bien, ça me permet de travailler l’argumentation et les moyens expressifs du pamphlet mais j’ai eu du mal à soutenir l’esprit noir et tellement négatif de bout en bout, même si l’ironie y prend bien sûr une grande part. Et peut-être est-ce une manière pour moi de regarder ailleurs et de me voiler la face ? Mais que propose Yves Paccalet ? Peut-être dois-je chercher une réponse ailleurs dans les travaux de ce journaliste, philosophe et réalisateur de documentaires. Soyons réalistes, au point où nous en sommes et vu notre mode de vie, un changement radical concernant le climat me paraît bien difficile. Mais tout espoir, tout changement est-il vraiment impossible ?

Yves PACCALET, L’humanité disparaîtra, bon débarras !, J’ai lu, 2007 (1è édition chez Arthaud)

P.S. Je traverse une crise de motivation et au départ, je n’avais aucune intention de rédiger un billet sur ce livre lu en septembre. Et voilà que je me suis surprise il y a cinq jours  à rédiger un petit avis sur Babelio… Je le publie donc ici aussi. Je n’essaye même plus de me comprendre !