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Quatrième de couverture :

L’éminent avocat vénitien Carlo Trevisan a été retrouvé mort dans un train. Arpentant les quartiers malfamés de Venise, pour les besoins de l’enquête, le commissaire Brunetti découvre un trafic international de prostitution, plus ignoble encore qu’une « traite des Blanches ». Meurtres, corruptions et argent sale seront au rendez-vous, et, bien sûr, les notables vénitiens sont de la partie…

Tout commence en automne avec un accident de camion spectaculaire, glissages en montagne, plongée dans le ravin et découverte d’un chargement… spécial. L’affaire aura un lien avec les meurtres de notables que le commissaire Brunetti devra résoudre au début de l’hiver.

C’est la quatrième enquête du commissaire Brunetti que je lis et dans celle-ci, la ville n’a pas vraiment un rôle particulier. Pas de quartier mis en avant dans l’enquête (et il n’est pas question de quartiers mal famés, comme l’évoque la quatrième de couverture) mais plutôt la haute bourgeoisie d’affaires vénitienne, des avocats, des experts-comptables qui m’ont fait penser à la haute société victorienne décrite par Anne Perry dans ses romans : belle façade respectable et coulisses sordides, immondes.

Pas de quartier spécial donc, mais Brunetti rencontre quand même la soeur de la signora Elettra (la secrétaire « magique » du vice-questeur Patta) au café Florian, rien de moins. Pas de scène pittoresque avec Patta, qui se contente de cultiver envers et contre tout les apparences du commissariat. (Heureusement  qu’il y a maintenant la brillante Elettra, dont les ressources et la créativité flirtent toujours avec les limites.) Et pas de bonne recette cuisinée chez les Brunetti, même si les conversations avec sa femme Paola et sa fille Chiara sont passionnantes et aident le commissaire à résoudre l’enquête.

Ce n’est peut-être pas le plus palpitant épisode de la série, donc, mais il a bien rempli son office de « divertissement ». A la fin, Brunetti est confronté à une disparition de preuves qui a sûrement dû le mettre dans une rage folle (plus qu’un règlement « à l’italienne » ou plutôt d’une certaine frange au pouvoir), qui renforcera sûrement son sens de la justice et de l’honnêteté dans les romans suivants.

Donna LEON, Le prix de la chair, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par William Olivier Desmond, Points, 2013 (Calmann-Lévy, 1998)

Mai en Italie avec Martine