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Quatrième de couverture :

Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête. Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College. Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ? Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Quand Babelio m’a proposé de recevoir ce livre, j’ai immédiatement accepté, je me doutais que ce livre me plairait. Certes, c’est un tome 2, on découvre les personnages récurrents dans le tome 1 Le corbeau d’Oxford, mais ce n’est absolument pas gênant pour la lecture (et j’ai d’ailleurs un bon filon pour me faire prêter le premier).

Les personnages récurrents, ce sont donc Trudy Loveday, stagiaire à la police d’Oxford, condamnée à des tâches ennuyeuses et à la suspicion de ses collègues masculins parce qu’elle n’est qu’une femme (on est en 1960…), sauf quand le docteur Ryder, le coroner du lieu, fait appel à elle pour l’aider à enquêter contre les évidences et les préjugés des supérieurs de la jeune femme. Et il y a la ville d’Oxford et ses environs, bien entendu…

Ici, il est question e la mort suspecte d’un étudiant noyé lors d’un pique-nique sur les bords de la rivière à Port-Meadow. Le pique-nique a été organisé par Lord Littlejohn, un autre étudiant arrogant et influent, qui use et abuse de sa position sociale. La mort de Derek Chadworth aurait pu être un crime parfait mais l’instinct et l’entêtement du Dr Ryder vont démontrer le contraire. Grâce à lui et Trudy, le lecteur pénètre dans les colleges d’Oxford, les pubs bondés d’étudiants, et aussi dans les secrets parfois sordides que cachent les magnifiques architectures de la ville.

C’est un cosy mystery bien mené, avec des personnages attachants, très humains, la jeune Trudy Loveday qui peut grâce à son mentor apprendre à enquêter, à analyser les situations et les personnes, à garder son sang-froid, avec la peinture des classes sociales et de la place de la femme dans les années 60, avec les balades au bord de la rivière et dans un jardin anglais autour d’Oxford. Sans oublier de petites touches d’humour so british. J’aime beaucoup la couverture colorée et graphique. Oserais-je que j’ai passé un moment charmant, même si les révélations sur le meurtre sont scandaleuses ? C’est sans doute dû à l’époque et aux valeurs morales de Loveday et Ryder.  Me voilà ferrée et partante pour découvrir le premier tome en attendant le troisième, annoncé pour la fin 2020.

Un grand merci aux éditions Harper Collins et à Babelio pour cette découverte.

Faith MARTIN, Un pique-nique presque parfait Une enquête de Loveday & Ryder, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Alexandra Herscovici-Schiller, Harper Collins Noir, 2020

Aujourd’hui c’est Cosy Mysteries dans le Mois anglais.