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Quatrième de couverture :

Le 31 octobre, entre sorcières et chauves-souris, c’est la fête du potiron ! Pour marquer l’événement, Mme Drake organise une soirée pour les enfants du village. Mme Ariadne Oliver, une romancière un peu originale, y est invitée. Joyce, l’une des fillettes, se vante devant l’écrivain d’avoir assisté à un meurtre. Bien sûr, personne ne la prend au sérieux : Joyce est connue pour toujours vouloir se rendre intéressante. Pourtant, à l’issue de la fête, c’est bien son cadavre qui est retrouvé dans la bibliothèque… Qui a pu vouloir éliminer un si jeune témoin ?

Méfiez-vous des fêtes enfantines bien organisées et du calme des jardins de campagne anglais… Le crime peut y avoir des racines profondes, le crime peut s’y révéler particulièrement sordide. Aussi, quand le cadavre d’une fille de treize ans, réputée pour se vanter et mentir comme elle respire, est retrouvé dans la bibliothèque, où Joyce a été noyée dans la bassine d’eau qui a servi à la pêche aux pommes, madame Ariadne Oliver sent que l’affaire est complexe et s’empresse de faire appel à son ami Hercule Poirot pour dénouer l’énigme. Hercule débarque à Woodleigh Commons avec sa moustache impeccable et ses étroites chaussures vernies, bien trop inconfortables pour arpenter la campagne, mais notre détective dandy ne les changerait pour rien au monde. Patiemment, Poirot fait parler tous les protagonistes du drame. Il reçoit l’aide du commissaire Spence, qui passe sa retraite dans le village, et fait remonter du passé des affaires non résolues qui pourraient bien avoir un lien avec le meurtre de Joyce. Une jeune fille au pair disparue, un faux codicille au testament d’une riche vieille dame, un clerc de notaire poignardé, un jardinier surdoué, une enfant discrète et observatrice, tels sont les « ingrédients » de ce crime dont la résolution est pour le moins surprenante.

Ce n’est pas l’enquête la plus palpitante d’Hercule Poirot, mais elle lui donne l’occasion d’évoquer d’anciennes enquêtes ; bien que le détective commence à prendre de l’âge, ses petites cellules grises sont toujours en état de marche (mieux que ses pieds douloureux). Et puis ses conversations avec l’originale madame Oliver ne manquent pas de sel. Où Agatha Christie trouvait-elle l’inspiration pour créer des meurtriers aux mobiles aussi sordides ? 

« -Maintenant que je me trouve devant vous, je ne sais par où entamer mon récit!
-Par le commencement, ou jugez-vous cette méthode trop banale? »

 » En Angleterre, songeait Poirot, les gens tiennent à vous montrer leurs massifs d’herbacées, ils vous emmènent voir leurs roses, ils parlent à n’en plus finir de leurs jardins d’iris, et pour bien vous faire comprendre qu’ils apprécient toutes les beautés de leur pays, quand le soleil brille, que les hêtres ont des feuilles qui abritent les jacinthes des bois, ils vous emmènent en excursion. Oui, c’est très beau, mais on m’a montré ça un petit peu trop souvent. »

« – Que me chantez-vous là?
-Que Mrs Ap Jones Smythe, ou quel que soit son nom, avait bien rédigé un codicille à son testament […]. Mettez-vous ça sous la moustache et fumez-le. »

Agatha CHRISTIE, Le crime d’Halloween, traduction révisée de Justine Lévy, Le Masque, 2012

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