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Quatrième de couverture :

Philippe Gougler, auteur & présentateur de la série documentaire culte Des trains pas comme les autres, dévoile, pour la première fois, ses pépites : lieux secrets, paysages sublimes et rencontres improbables !
Globe-trotteur infatigable à la malice rafraîchissante et à la curiosité contagieuse, Philippe Gougler parcourt le monde dans des trains mythiques ou merveilleusement pittoresques, à partir desquels il rayonne. Du 
Glacier Express au Train des nuages, le train est pour lui la plus belle manière d’aborder un pays à un rythme qui laisse la place à la rêverie, aux belles rencontres et à l’imprévu.

Dans la famille, nous sommes au moins deux à aimer les trains, une qui travaille pour la SNCB (et à qui j’ai offert ce livre) et moi qui aime prendre ma voiture pour partir en vacances mais qui aime aussi traverser la France en train pour aller passer un weekend à Paris ou à Lyon, me rendre à un salon littéraire ou passer une semaine de vacances dans une ville qui comblera mes envies de repos et de culture. OK je ne suis vraiment pas une baroudeuse intrépide mais quand j’ai découvert l’émission Des trains pas comme les autres, ça m’a beaucoup plu – et ça comble en partie mes envies d’évasion. Découvrir le livre, c’est se remémorer des trains du bout du monde ou relativement proches de nous, c’est retrouver les paysages et les rencontres du journaliste dans treize pays différents.

Dans l’introduction, Philippe Gougler nous explique son amour des trains depuis sa Franche-Comté natale. « Le train, écrit-il, est une incroyable machine à rêves. C’est comme une cabane, un petit endroit protégé qui vous emmène ailleurs… C’est à la fois la promesse d’une aventure et la douceur d’un refuge.

Le temps n’y a pas la même densité, la lenteur laisse à l’esprit tout le loisir d’imaginer, d’appréhender lentement ce qui vous attend. en train, on fait plusieurs fois le voyage, et d’abord en le rêvant. (…)

Le train n’est pas seulement un moyen de se déplacer, d’une façon différente d’envisager le monde, plus paisible, plus profonde, plus humaine. Pour le voyageur, le train est une sagesse. » 

Chaque chapitre situe d’abord sur une carte le ou les trains empruntés par l’auteur et narre quelques précisions sur la machine elle-même, quelques anecdotes avec les conducteurs et les voyageurs, et nous offre ensuite deux ou trois focus sur des visites, des découvertes, des rencontres faites en dehors du voyage en train lui-même.

C’est ainsi que nous découvrons le vrai train qui a servi pour le Poudlard Express et qui s’appelle en réalité le Jacobite et traverse 65 km des Highlands. Philippe Gougler rencontre un charcutier dont la spécialité est le haggis et assiste aux Highland games, l’occasion de tout savoir sur le pouvoir de séduction du kilt.

En Amérique, nous prenons le Buskarill en Bolivie, un « bus sur des rails » et nous visitons le Salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde à 3600 m d’altitude et la mine de Potosi, le « Train des nuages » en Argentine pour monter très haut dans la Cordillère des Andes ou le métro de Chicago, véritable train urbain, idéal pour visiter la ville.

En Asie, nous empruntons le Tea Train au Sri Lanka et Philippe Gougler donne de sa personne pour tenter de cueillir le thé avec délicatesse.

C’est dans le sud du continent africain que nous visitons les chutes du Zambèze à bord du Royal Livingstone Express, qui prend le temps de s’arrêter sur son court trajet pour vous laisser savourer votre repas dans la belle voiture-restaurant. Nous découvrons les paysages grandioses du désert namibien avec le Desert Express et nous atteignons le bout du monde, Le Cap en Afrique du Sud grâce au Rovos Rail.

La Suisse, Madagascar, l’Australie, la Suède et l’Indonésie complètent les destinations de ce premier tome (un second est déjà paru).

J’aime beaucoup la bonhomie, la fausse naïveté de Philippe Gougler, son sourire et son goût de la rencontre. Il se fait un peu chambrer en tant que Français mais il n’hésite pas à mouiller sa chemise au sens propre et au sens figuré quand il doit par exemple descendre au fond de la mine de Ratnapura au Sri Lanka ou goûter la « gastronomie » viking suédoise (du hareng fermenté qui sent et qui goûte tout simplement le pourri pour un palais non averti).

Les photos sont superbes, de nombreuses doubles pages ornent cet album : vous pouvez vous en faire une idée sur la page du livre. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à retrouver certains trains vus dans l’émission et à en découvrir d’autres, car je ne la suis pas depuis le début.

Si un beau livre suffit à vous permettre de voyager quand même par les temps qui courent, alors embarquez à bord des trains pas comme les autres !

Philippe GOUGLER, Des trains pas comme les autres – Mes plus beaux voyages, Albin Michel, 2018

Challenge Petit Bac 2021 – Voyage