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Quatrième de couverture :

Alieh, Rowshanak ou Raeheleh sont souvent à leur fenêtre. Entre le riz pilaf aux lentilles et les pétunias, le voile et une paire de bas, le mari, les enfants, les aïeuls ou les voisines, elles guettent ce qui va venir conforter ou bousculer leurs habitudes.

Au fil des saisons et des générations, avec un art précieux du détail, Comme tous les après-midi forme en dix-huit courts tableaux un kaléidoscope de prodiges minuscules.

Dix-huit petites histoires de deux à cinq-six pages chacune constituent ce recueil de Zoyâ Pirzâd, Chacune est comme un instantané pris en regardant par la fenêtre vers l’extérieur ou en observant la rue, un carrefour ou encore en goûtant le confort de l’intérieur. Beaucoup mettent en scène des femmes iraniennes, quelques-unes des hommes. Dans plusieurs nouvelles, l’observation de l’extérieur est une ouverture tant physique que figurée, une aspiration vers ailleurs, autre chose, dans d’autres c’est l’occasion de ressentir le temps qui passe, de la jeunesse à la vieillesse, du mariage au veuvage, de la vigueur à la retraite. De petits aperçus de vie tout en finesse, où la nourriture a une grande place et qui nous donnent une idée de la condition féminine en Iran. Un joli petit livre, comme un kaléidoscope.

« Je me dis chaque jour :  » Aujourd’hui, je vais écrire une histoire. » Mais le soir, après la vaisselle du dîner, je me mets à bailler et je me dis: » Demain, je l’écris demain, absolument. (…) Demain, après avoir préparé le déjeuner, avant que les enfants ne rentrent de l’école et mon mari du bureau, j’aurai tout le temps. (…) Demain il faut que je me souvienne que… » (p. 9-11)

« Je ne connais pas la voisine d’en face bien que de ma fenêtre je l’aperçoive chaque jour dans sa cuisine ou dans sa cour. Tous les matins, elle y porte son linge pour l’étendre sur une corde tendue entre deux vieux platanes. Puis, elle retourne à sa cuisine où elle prépare le déjeuner. Moi aussi, au même moment, je suis en train de faire le déjeuner. Je fais exactement les mêmes choses au même moment. Seules une ruelle étroite et une petite cour séparent nos activités identiques. » (p. 15)

Zoyâ PIRZAD, Comme tous les après-midi, traduit du persan (Iran) par Christophe Balaÿ, Zulma, 2015

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