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Bienvenue à High Rising

Présentation de l’éditeur :

L’auteure à succès Laura Morland et son turbulent fils Tony ont décidé d’aller passer les fêtes de fin d’année dans leur maison de campagne. Mais l’ami et voisin de Laura, George Knox, a embauché une secrétaire sournoise qui a décidé de se marier avec son employeur, perturbant ainsi le fragile équilibre du village.
Laura pourra-t-elle sauver George des griffes de Miss Grey et aider sa fille, Miss Sibyl Knox, à se fiancer avec celui qu’elle aime ?

Nous sommes en 1930. Laura Morland, veuve très jeune, s’est prise en main pour assurer son autonomie et l’éducation de ses quatre garçons. Elle a réussi : en écrivant de bonnes romances, elle gagne très bien sa vie, en n’étant pas dupe de son statut littéraire, elle a plusieurs bons amis, notamment dans le village de sa maison de vacances, High Rising, où elle emmène pour les vacances de Noël Tony, son dernier fils, pensionnaire polisson fou de trains miniatures. Laura découvre que son vieil ami George Knox, historien, veuf lui aussi, est sous la coupe de Miss Grey, sa jolie secrétaire, et que Sybil, la fille de George, ne parvient pas pas à s’affirmer devant « le succube ». Avec l’aide d’autres habitants du village, Laura va comploter à coups de potins, de manoeuvres raffinées, de tasses de thé pour que les choses s’arrangent.

Voilà un délicieux bonbon anglais à consommer sans modération si vous aimez la campagne anglaise, les intrigues de village, les petites jalousies entre amis… et les trains miniatures. Bienvenue à High Rising est le premier grand succès d’Angela Thirkell, publié en 1931. Vous y croiserez une servante aux usages un peu cavaliers, un médecin amoureux transi, un écrivain grandiloquent, une célibataire aux petits soins pour sa mère grabataire… Il ne s’y passe rien de rocambolesque, de bruyant, d’haletant… mais les amateurs succomberont au charme du village et de ses habitants et à l’humour bien trempé de son auteure.

« – Si vous écrivez vraiment un roman, j’aimerais beaucoup le lire quand vous l’aurez terminé.
– Vous risquez de ne pas l’apprécier, l’avait prévenu Laura de sa voix suave. Il n’a rien d’intellectuel. L’écriture est pour moi un gagne-pain. Voyez-vous, de son vivant, mon mari était un boulet. Naturellement, il m’est encore moins utile à présent qu’il est mort, même s’il me coûte moins cher. Mais l’idée m’est venue que, si je parvenais à commettre de bons mauvais romans, je pourrais peut-être financer les études de mon fils.
– De bons mauvais romans ?
– Oui. Des romans médiocres, mais bons dans leur genre : des romans de seconde zone. C’est tout ce dont je suis capable, lui avait-elle expliqué avec le plus grand sérieux. »

« – Quel soulagement de vous entendre hésiter sur les pronoms relatifs, George. Il m’arrive si souvent de douter ! Et quelle plaie que la ponctuation ! Le meilleur moyen de s’exprimer clairement est de souligner quatre fois un mot sur deux, comme la reine Victoria. »

Angela THIRKELL, Bienvenue à High Rising, traduit de l’anglais par Elisabeth Luc, 10/18, 2019 (Charleston, 2018)

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