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Quatrième de couverture :

Les Montagnes Rocheuses livrent parfois de macabres trouvailles – comme les deux cadavres exhumés au dégel par un grizzly affamé. Rejetant la thèse d’un accident de chasse, le shérif Martha Ettinger se tourne vers Sean Stranahan, peintre amateur, guide de pêche et détective privé à ses heures perdues. Le même jour, Sean est embauché par un club de pêcheurs excentriques pour retrouver une précieuse mouche de pêche volée. Ces affaires vont se télescoper et exiger des deux partenaires une action aussi précise qu’un lancer de mouche et aussi rapide qu’une balle de revolver.

Un billet rapide pour rendre compte de mon Gallmeister du mois. Le thème de juin est Chasse et pêche : comment mieux l’illustrer qu’en repartant sur les rives e la Madison dans le Montana, en compagnie de Sean Stranahan, guide de pêche à la mouche, peintre amateur et enquêteur à ses heures. Dans cette deuxième enquête de la série, il y aura de la pêche, bien sûr (et que de poésie dans les noms de mouches et dans les lancers matinaux et vespéraux) mais aussi de chasse, une chasse à l’homme très particulière et assez glaçante. Une maman grizzly s’invite dans l’aventure dès le début du roman et ne facilitera pas la tâche de Martha Ettinger, la shérif et de ses adjoints. Il s’agit en effet d’identifier deux corps réduits quasiment à l’état d’ossements et de déterminer la cause de leur mort. Pendant ce temps, Sean rencontre également des membres du Club des menteurs et monteurs de mouche de la Madison qui le chargent de retrouver des mouches de collection disparues et très précieuses. Sur le plan personnel (c’est-à-dire amoureux), Sean subit les froideurs de Martha Ettinger mais il ose proposer un rendez-vous à la belle Martinique, jeune étudiante vétérinaire. Les personnages secondaires, la mécanique criminelle, la nature grandiose du Montana, l’humour, tout est à déguster dans ce roman, sans compter l’envie d’aller plus loin encore dans les criques à truites en compagnie de Sean Stranahan et de ses amis.

« – Ce pitoyable sac d’os était un pêcheur à la mouche plutôt bon autrefois. Il s’est mis à caresser la bouteille comme un véritable habitant du Montana. Son urine doit avoir une teneur en alcool de cinquante pour cent. S’il pisse sur votre feu de camp, toute la forêt s’embrase. »

Keith McCAFFERTY, Les morts de Bear Creek, traduit de l’américain par Janique Joui-de-Laurens, Gallmeister, collection Totem, 2020 (1è édition : 2019)

Une année avec Gallmeister (Juin : Chasse et pêche)

Petit Bac 2022 – Animal 3