Agatha Raisin enquête – Randonnée mortelle

Mots-clés

, , , ,

Quatrième de couverture :

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds – et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l’impression d’enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely.
Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d’affaires criminelles. Comme le meurtre d’une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs.
Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d’un tueur se perd aussi facilement que la tête ou la vie !

Voilà donc Agatha de retour de Londres où elle avait dû reprendre du service dans le étier de communication où elle excellait jadis. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce métier ne révèle pas les meilleurs côtés de son caractère. Et pourtant elle aurait bien besoin de douceur pour reconquérir le coeur de son beau voisin James Lacey. De quelques kilos en moins aussi. La voilà donc inscrite au club de randonnée de Carsely (entraîné par James, of course). A quelques kilomètres de là, une marcheuse un peu trop arrogante se fait tuer à coups de pelle sur la propriété d’un baronnet. Et c’est ainsi qu’Agatha se retrouve une nouvelle fois embauchée pour tenter de trouver l’assassin…

C’est une bonne idée de la part de M.C. Beaton, je trouve, d’éloigner un peu Agatha de son village d’élection : pour une fois, pas de crêpage de chignons au sein de la société des dames de Carsely, pas de rivalités assassines et autres joyeusetés de villages anglais. Pour enquêter discrètement et mieux connaître les Marcheurs de Dembley, Agatha, secondée par James Lacey, va emménager à Dembley même. Mais nous avons quand même droit à des incursions dans la campagne anglaise puisque la victime, Jessica, a été tuée au beau milieu d’un champ de colza. Bienvenue donc chez sir Charles et son majordome homme à tout faire et parfait ours de compagnie Gustav. Ah ils ne sont pas piqués des vers, ces deux-là, sans doute un petit coup de griffe au passage contre ces petits nobliaux de campagne pas toujours très nobles mais qui feront tout pour maintenir la tradition.

Au final, l’assassin n’était pas du tout celui que je croyais (oui, je suis naïve).. Après tout, ce que je retiens de toutes les aventures d’Agatha que j’ai lues jusqu’à présent, c’est son évolution personnelle. Et je peux vous dire que, concernant ses relations avec James, ces dernières ont fait un grand bond mais le suspense reste entier au bout de ce quatrième tome toujours aussi réjouissant !

M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête – Randonnée mortelle, traduit del’anglais par Jacques Bosser, Albin Miche, 2016

 Let’s meet Agatha today   

  Déplacement   

Publicités

Roman

Mots-clés

, ,

On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin –
A des parfums de vigne et des parfums de bière…

II
– Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche…

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête…

III 

Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
– Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l’ombre du faux col effrayant de son père…

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif…
– Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…

IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
– Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire !…

– Ce soir-là…, – vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade…
– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

Arthur RIMBAUD

J’ai déjà proposé ce poème aux tout débuts du blog. Mais comme nous sommes en juin et que cela fait un petit lien avec le poème de dimanche dernier qui évoquait Rimbaud… et puis Rimbaud c’est toujours beau…

Le café, la nuit (Vincent VAN GOGH)

Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage

Mots-clés

, , ,

Quatrième de couverture :

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Lorsque son ex-femme, Géraldine, disparaît, Ethelred décide de mettre à profit ses talents de détective pour la retrouver.
Petit problème : les connaissances en criminalité d’Ethelred, écrivain professionnel, proviennent de romans policiers tout droit sortis de son imagination qui, depuis un moment, s’est, elle aussi, volatilisée.
Quoi de mieux, pour retrouver l’inspiration, qu’une enquête grandeur nature ? De fausses pistes en révélations renversantes, la réalité dépasse de loin la fiction…

Voilà, j’ai enfin découvert ce qui se cache derrière ce titre à rallonge un peu mystérieux. Bon je ne suis pas sûre que ça me laissera des souvenirs marquants mais c’était une lecture détente pleine d’humour british et de coups retors qui viennent des personnages et de l’auteur lui-même. Celui-ci s’amuse avec les codes du polar et de l’écriture en général, en amenant un second narrateur au beau milieu du récit, en s’amusant avec les différentes casquettes romancières de son personnage principal, au prénom improbable, Ethelred Tressider. Avec Elsie Thirkettle (comment ne pas apprécier une telle accro au chocolat), il forme un couple d’enquêteurs tout aussi improbables mais bien malin celui qui devinera qui tire les ficelles et quand. Même si ça ne me laissera pas de souvenirs impérissables, j’ai passé un bon moment et j’ai évidemment envie de savoir ce qui est réellement arrivé à Ethelred et à Elsie (ça tombe bien, le tome 2 est déjà dans ma PAL) (ahum).

« J’étais indéniablement face à un problème à trois barres de chocolat, je me mis donc en quête d’en trouver dans la cuisine. Il me fallut une éternité pour en dénicher une tablette au fin fond d’un placard, mais il était clair d’après sa position (sous un paquet de riz) qu’Ethelred avait oublié son existence: on ne laisse pas du chocolat dans un placard sous un paquet de riz si l’on se souvient qu’on l’a. En tout cas, pas les gens normalement constitués. Et le chocolat oublié dans un placard devient propriété publique. »

« D’après moi, franchement, n’importe qui en ciré et en bottes en caoutchouc a l’air d’un con. N’importe qui en ciré et en bottes en caoutchouc qui surgit dans son propre salon en brandissant une canne à la main est un abruti fini.
« À quoi tu joues, espèce d’idiot ? » lançai-je.
Il faisait une mine furax, et je me demandais bien pourquoi. Je regardai d’abord la barre de chocolat, puis le bazar environnant, et de nouveau le chocolat. 
« Oh, ça va, merde ! m’exclamai-je. Il était dans le placard. »

« Elsie avait choisi de porter pour l’occasion une jupe moulante très courte et une veste assortie qui auraient pu être très seyantes sur un tas de gens. Il y avait incontestablement au fond d’elle une femme menue et raffinée qui luttait pour se faire entendre et dont on ne pouvait qu’admirer la ténacité. »

L.C. TYLER, Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage, traduit de l’anglais par Julie Sibony, 2013 (Sonatine, 2012)

   

 Moyen de transport

Pierres blessées

Mots-clés

,

Parfois l’enfant ne sait pas dire son chagrin,
Mais il entend, le soir, les étranges présages
Qui annoncent aux pierres blessées, à même le sol,
Leur libération, où il apprend que les pierres
Cœurs brisés, ont parfois l’éclat dur d’un langage.
Le bruit de la mer rugit au vestiaire
– Et un reproche ; mais cela même est rassurant :
Un reproche de moins entre lui et la mort…
Et là, sur le tapis devant la cheminée,
Il regarde l’enfer et voit son avenir
– Qui sait, peut-être une chambre de chauffe ?-
Pourtant, l’enfant, je pense, a connu des fous-rires
(On dit que de la vie ce sont les seuls remèdes),
Et puis, n’eût-il pas survécu,
Saurait-il que Rimbaud a connu ces chagrins,
Rimbaud dont l’âge d’homme aussi, comme le sien,
Fut déserté d’amour et privé de langage ?

Malcolm Lowry (1909-1957), The Collected Poetry of Malcolm Lowry, University of British Columbia Press, 1992 – Poésies complètes, traduit de l’anglais par Jacques Darras, Denoël, 2005

Poème lu chez Schabrière

Expo 58

Mots-clés

, ,

Quatrième de couverture :

Londres, 1958. Thomas Foley dispose d’une certaine ancienneté au ministère de l’Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l’Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d’un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Le jeune Foley, alors qu’il vient de devenir père, est séduit par cette proposition exotique, et Sylvia, son épouse, ne voit pas son départ d’un très bon œil. Elle fera toutefois bonne figure, et la correspondance qu’ils échangeront viendra entrecouper le récit des nombreuses péripéties qui attendent notre héros au pays du roi Baudouin, où il est très vite rejoint par de savoureux personnages : Chersky, un journaliste russe qui pose des questions à la manière du KGB, Tony, le scientifique anglais responsable d’une machine, la ZETA, qui pourrait faire avancer la technologie du nucléaire, Anneke, enfin, l’hôtesse belge qui va devenir sa garde rapprochée… 
Coe embarque le lecteur dans une histoire pleine de rebondissements, sans que jamais la tension ne retombe ou que le ridicule ne l’emporte. Sous la forme d’une parodie de roman d’espionnage, il médite sur le sens de nos existences et dresse le portrait d’un monde disparu, l’Angleterre des années 1950, une société tiraillée entre une certaine attirance pour la liberté que semble offrir la modernité et un attachement viscéral aux convenances et aux traditions en place.

Pour le premier rendez-vous du Mois anglais, j’ai choisi ce roman de Jonathan Coe, ce qui me donnait un autre regard sur l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958. D’emblée, Jonathan Coe explique très pédagogiquement le pourquoi de cette expo, en deux pages au bout desquelles il introduit son héros Thomas Foley, un petit Anglais très ordinaire dont le monde va s’ouvrir avec excitation à l’occasion de ces six mois qu’il passera à Bruxelles, à la tête du pub anglais ouvert pour l’occasion. Au Britannia, Thomas sera témoin (à l’insu de son plein gré) du rapprochement (ou pas) entre les USA et l’URSS, en la personne d’Emily Parker, démonstratrice d’aspirateur et d’Andrey Chersky, journaliste soviétique. Il vibrera pour Anneke, la jolie hôtesse belge et fera de son mieux pour être un bon citoyen et sujet de Sa Majesté la Reine d’Angleterre. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que sous des dehors de roman léger, Jonathan Coe est extrêmement bien documenté sur cette Expo universelle (il ne faut pas attendre sa longue liste de remerciements pour s’en convaincre) : il dit avoir été fasciné par l’Atomium et l’Expo 58 à la suite d’une interview par la radio flamande sur les lieux mêmes de la manifestation, qui aura duré six mois. Il glisse quantité de détails véridiques sur l’architecture des pavillons nationaux, les lieux de divertissement du parc, les personnes qui travaillaient sur le site, dans un récit enlevé et évidemment plein d’humour. Il s’amuse à parodier les romans d’espionnage, multipliant les références à Ian Fleming notamment et mettant en scène un couple d’espions, Wayne et Radford, sorte de Dupont et Dupond aux dialogues aussi improbables qu’hilarants. Son sens de l’observation est vif et mordant, comme toujours.

Chez Jonathan Coe, le diable est dans les détails : connaissez-vous les coussins coricides Calloway ? saviez-vous que dans les paquets de chips Smith de 1958, le sel était placé à part dans un petit sac spécial ? Ces purs produits de la technologie anglaise jouent un rôle non négligeable dans ce roman jubilatoire dont les pages se tournent toutes seules.

« – Euh… il y a cette perte, bien sûr, repris promptement Cooke, même s’il était clair que ce n’était pas ce dont il parlait au premier chef, vous avez notre sympathie quant à vos, vos débuts dans la vie, disons. Entre le pub, et les, les origines belges, vous avez dû vous sentir lourdement handicapé. »

« Que voulait dire être britannique, en 1958 ? On n’en savait trop rien. L’Angleterre s’enracinait dans la tradition, c’était un fait acquis : ses traditions, le monde entier les admirait et les lui enviait avec son panache et son protocole. Mais en même temps, elle s’engluait dans son passé : bridée qu’elle était par des distinctions de classe archaïques, sous la coupe d’un Establishment porté au secret et indéboulonnable, l’innovation l’effarouchait. Bref, à vouloir définir l’identité britannique, fallait-il plutôt se tourner vers le passé ou vers l’avenir ? »

« Les toilettes jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne. C’est vrai, nous y passons tous, n’est-ce pas ? Nous faisons tous… – Il déglutit avec effort – … nous faisons tous, après tout.
– Nous faisons tous, Mr Sykes ? Nous faisons tous quoi ?
– Enfin… à quoi bon prétendre le contraire, n’est-ce pas, au fond ?
– Pour l’amour du ciel, de quoi parlez-vous ?
– Vous le savez bien, nous faisons tous la grosse commission.
– La grosse commission ?
– Précisément, s’écria Gardner, en se levant d’un bond pour arpenter le tour de la table. Skyes a mis le doigt dessus. Nous faisons tous la grosse commission, sir John, même vous !
(…)
En avez-vous fini, Gardner ? Puis, prenant son silence pour un acquiescement, il ajouta : « Puis-je faire observer que, à l’entrée du Pavillon que vous vous proposez de défigurer avec vos obscénités, les visiteurs trouveront un portrait de sa Majesté la Reine ? »

La citation qui risque de créer un grave problème diplomatique entre l’Angleterre et la Belgique 😉 « Le fait est que ces Belges sont plus andouilles que nature, ils connaissent rien à la bière, et d’ailleurs rien à rien. »

Jonathan COE, Expo 58, traduit (remarquablement) de l’anglais par Josée Kamoun, Gallimard, 2014

 Art

Expo 58, l’espion perd la boule

Mots-clés

, ,

Quatrième de couverture :

Avril 1958. L’exposition universelle de Bruxelles est sur le point d’ouvrir ses portes. L’événement va bousculer une Belgique assoupie. En pleine Guerre froide, il doit aussi contribuer à atténuer le conflit entre Occident et Russie soviétique.

Pendant d’interminables mois, le gigantesque chantier du Heysel a aiguisé tous tes appétits. L’assassinat d’un chef de chantier puis l’explosion d’une bombe devant le pavillon américain mettent police et services secrets sur les dents. Michel Van Loo est appelé à jouer le sous-marin pour compte du ministère belge de l’Intérieur. Pendant que sa fiancée prépare Annie Cordy pour son nouveau film, le détective privé se fait aider par ses comparses de toujours : le coiffeur Federico, les frères Motta et le pharmacien Hubert.

Quand j’ai vu ce livre en librairie il y a quelques semaines, je me suis rappelé que je n’avais pas encore lu Expo 58 de Jonathan Coe, je me suis dit que je n’avais encore lu aucun roman d’Alain Berenboom et que je pouvais faire une mini-série consacrée à l’Expo universelle de Bruxelles en 1958, il y a exactement 60 ans. Cette expo a été concçue pour favoriser la paix et l’amitié entre les peuples, c’était le premier événement du genre après la seconde guerre mondiale, alors que la guerre froide en était à son point le plus glacial et que les technologies nucléaires laissaient craindre le pire comme le meilleur (façon de parler) pour l’humanité.

Le livre porte comme sous-titre « Une enquête de Michel Van Loo », Alain Berenboom a en effet déjà envoyé son héros, un détective privé, au Congo (belge évidemment avvant 1960) en Israël, entre autres. Son propriétaire et coiffeur, Federico, sa petite amie Anne, son pharmacien Hubert et les frères Motta ne rechignent pas à lui donner un coup de main dans ses enquêtes

Bon, honnêtement, ce n’est pas la lecture du siècle : je ne sais pas si c’est la chaleur de ce mois de mai ou la trachéite qui a eu raison de moi, mais globalement je me suis ennuyée.. Au début c’est sympa, découvrir Bruxelles en effervescence à trois mois de l’ouverture de l’Expo, observer le stratagème mis en place par le Ministère de l’Intérieur pour repérer les espions étrangers (bombarder Van Loo secrétaire de la commission Hydraulique, composée de membres éminents venus du monde entier et le voir se faire mener par le bout du nez par différentes femmes), c’est amusant mais ça m’a vite donné l’impression d’être répétitif, malgré l’enquête parallèle que mène note infiltré pour découvrir qui a tué un chef de chantier et qui était celui-ci.

Je dois avouer aussi que mon billet est très mitigé parce qu’entre temps, j’ai entrepris la lecture de Expo 58 et que c’est autrement plus vif et amusant que ce roman-ci… Sans doute aussi ne suis-je pas assez  (pas du tout même) au fait des romans d’espionnage et je n’ai donc pas pu goûter la caricature. En plus, Michel Van Loo se goinfre de gueuze grenadine, boisson que je trouve totalement rédhibitoire. Enfin le livre comporte un certain de fautes d’orthographe horripilantes… Désolée pour Alain Berenboom, la rencontre n’a pas vraiment eu lieu…

Alain BERENBOOM, Expo 58, l’espion perd la boule, Genèse édition, 2018

 Objet    

Les blablas du lundi (28) : Le Mois anglais saison 7

Mots-clés

Le Mois anglais de Lou et Cryssilda atteint l’âge de raison cette année avec sa septième édition ! Cela valait bien un petit blabla du lundi.

Comme chaque année, les propositions des participants se sont multipliées, voici le programme abondant et alléchant, amusant et brillant que nous concoctent les organisatrices :

LC Jonathan Coe (idéalement Testament à l’anglaise) : 1er juin

Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 2 juin

Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 3 juin

Roman policier (choix libre) : 4 juin

RDV SF / fantasy / surnaturel (roman ou BD avec fantômes, vampires, sorcières…), adulte ou jeunesse : 5 juin

La région anglaise de votre choix à l’honneur: 6 juin

Lecture en VO : 7 juin

Recueil de nouvelles au choix : 8 juin

Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 9 juin

Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 10 juin

OU Bord de mer (roman, film, photos… n’importe où sur la côte anglaise) : 10 juin

Journée victorienne (films, romans, écrits à l’époque ou se déroulant sur la période) : 11 juin

Let’s meet Agatha – soit Agatha Frost (Peridale Café), Agatha Raisin ou Agatha Christie : 12 juin

Rendez-vous au campus (campus novel, film, photoreportage oxbridgien…) : 13 juin

Roman jeunesse : 14 juin

Read-a-thon sur 3 jours : du vendredi 15 juin (00h01) au dimanche 17 juin (23h59)

Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 16 juin

OU Un roman de J.P. Delaney (La Fille d’avant…) : 16 juin

Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 17 juin

Jane Austen (livre de l’auteur, adaptation TV, biopic, livre sur Jane Austen etc) : 18 juin

OU Un vintage classic (début xxe aux 70’s) – Mitford, Waugh, Sackville West… : 18 juin

Ghost story (livre/film/série ; Ghost tour si vous y avez participé) : 19 juin

Anna Hope : 20 juin

Ironie et humour anglais (roman ou nouvelle au choix) : 21 juin

Susan Hill : 22 juin

Album jeunesse avec le challenge Je lis aussi des albums de Sophie Hérisson : 23 juin

Cuisine anglaise avec les Gourmandises de Syl : 24 juin

Roman historique : 25 juin

Kate Morton : 26 juin

OU Un classique (XIXe ou avant) : 25 juin

Hommage aux suffragettes : 27 juin

Virginia Woolf (livre de l’auteur, adaptation TV, biopic, biographie) :  28 juin

Peter Ackroyd : 29 juin

Rois, reines, princes et princesses d Angleterre (ça va du livre historique au roman en passant par des reportages sur des châteaux royaux, votre collection d’assiettes royal family et vos avis sur les robes des mariages royaux depuis la superbe meringue so 80’s de lady Di) : 30 juin

J’espère avoir lu mon Jonathan Coe à temps pour le 1er juin (sinon ce sera un peu plus tard), j’aimerais participer au rendez-vous Polar, Let’s meet Agatha, Roman jeunesse, Anna Hope et Peter Ackroyd, mais je ne me mets pas trop de pression quant au respect ds dates, vu que juin est aussi le mois de la Copie d’examen…

En tout cas l’essentiel est de s’amuser et de participer en toute liberté et légèreté ! Pour ce faire, il suffit de s’inscrire soit chez Lou soit chez Cryssilda.

So let’s read for the English month and enjoy !

 

Jamais ne s’interrompt le flux…

Mots-clés

,

jamais
ne s’interrompt
le flux
et nous glissons glissons
emportés par des eaux
lentes et noires
qui menacent
à tout instant
de nous engloutir

comment n’être pas
cet esquif qui dérive
ni ce rocher
que contourne le fleuve

abandonne-toi

laisse aller ta barque
au gré du courant

fais confiance
à ce qui t’emporte
et te berce

Charles Juliet, Une joie secrète, Voix d’encre, 2007