Les notes du jeudi : Cloches (1) Marin Marais

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Après les oiseaux en mai, voici un autre bruit bien agréable (du moins à mes oreilles) : celui des cloches, qui a été mis plusieurs fois en musique. Je vais essayer de respecter l’ordre chronologique et je vous propose l’air très connu de Marin Marais (1656-1728) que vous avez pu entendre dans le film Tous les matins du monde : la Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris, par Jordi Savall et l’Ensemble Le Concert des nations.

 

Agatha Raisin enquête – A la claire fontaine

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Quatrième de couverture :

Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants: s’enrichir ou renoncer à la paix? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…

Agatha Raisin est rentrée de Chypre et elle est toujours meurtrie par la froideur de James Lacey à son égard. Cette enquête va nous replonger dans le charme des petits villages des Cotswolds… ou pas. Car ces lieux qui paraissent sans doute idylliques aux touristes sont habités par des jalousies, des rancoeurs, des replis sur soi… tout ce qui peut donner lieu à des crimes et à de pétillantes enquêtes.

La source d’eau d’Ancombe divise donc le village,,entre les partisans  d’une exploitation commerciale et et ses farouches opposants, bien décidés à tout pour protéger la nature. Le président du conseil municipal détenait la clé du vote pour ou contre la société des eaux des frères Freemont, car trois membres étaient pour, trois membres contre, et voilà qu’on le retrouve assassiné dans la fameuse fontaine… 

Pour enquêter – et pour une fois, la police est d’accord car elle piétine – Agatha met ses talents publicitaires au service de la société des eaux et… se laisse charmer par le plus jeune des Freemont, Guy, beaucoup plus jeune qu’elle. Que ne ferait-on pas pour se sentir aimée… ou pour titiller la jalousie de son ancien partenaire ? Et ça marche : Agatha et James laissent de côté leur ressentiment pour collaborer (tant bien que mal quand même) et trouver le fin mot de l’histoire. C’est une enquête pleine de rebondissements où la pauvre Agatha subit la jalousie, la méchanceté des habitants d’Ancombe (à croire que la source ne purifie pas du tout leurs intentions) et est heureusement toujours soutenue par ses amis Mrs Bloxby (la femme du pasteur) et Bill Wong (le jeune policier).

Agatha et James vont-ils renouer ? La question est toujours d’actualité à la fin de ce numéro, que j’ai dévoré (c’est le plaisir de ces lectures « cosy »).

M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête A la claire fontaine, traduit de l’anglais par Françoise du Sorbier, Albin Michel, 2017

Les blablas du lundi (29) : Juin, c’est le Mois anglais !

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C’est lundi, c’est le 1er juin, le Mois anglais est de retour !

Sous la houlette de Lou et Titine, nous avons un mois pour explorer la culture anglaise sous toutes ses formes. Voici quelques dates de lectures communes proposées (pas imposées) :

3 juin : Un roman policier d’Agatha… Christie ou Raisin (avec le Challenge British Mysteries)

6 juin : Londres, en littérature mais pas que !

9 juin : Romancière anglaise au choix

11 juin : Epoque victorienne (roman victorien, néo-victorien, essai…)

13 juin : Lecture jeunesse

15 juin : Vintage novel (Cluny Brown, Angela Thirkell, romans Persephone…)

18 juin : Essai ou biographie

21 juin : Tessa Hadley

23 juin : Cosy mystery (avec le Challenge British Mysteries)

26 juin : Une bande-dessinée

29 juin : Barbara Pym

Il y a aussi un groupe Facebook et le compte Instagram avec le #lemoisanglais.

Pour ma part, j’ai déjà lu un Agatha Raisin et je suis en train de découvrir le premier roman de Catherine O’Flynn, Ce qui était perdu. J’ai sorti de la PAL (mais je ne lirai pas tout en juin…) :

Naomi Alderman, Mauvais genre

Kate Atkinson, Les choses s’rrangent mais ça ne va pas mieux

Rhys Bowen, Son espionne royale mène l’enquête

Rhidian Brook, Dans la maison de l’autre

Julia Chapman, Rendez-vous avec le mal

Jessica Fellowes, Les soeurs Mitford enquêtent L’assassin du train

Mary Westmacott (Agatha Christie), Loin de vous ceprintemps

Minette Walters, Cuisine sanglante

Beaucoup de livres traînent dans ma PAL depuis trop longtemps ! Et j’en sortirai peut-être d’autres, qui sait ? Je ferai peut-être un billet sur la série Call the midwife que j’ai découverte pendant le confinement.

Déjà merci aux organisatrices et bon mois anglais !

Exquises petites morts

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Quatrième de couverture :

L’amour… On le cherche, on le poursuit, on le fait et le défait, on en jouit, on en souffre. On le chante, l’écrit, le peint, le joue et le feint… On meurt pour lui, ou l’on tue. Mais que recouvre ce mot ? Nous aimons Dieu (parfois), notre patrie (rarement), nos parents, nos enfants. Nous aimons rire et chanter, nous aimons le sport, le cinéma, et même le chocolat ou le bon vin. Nous aimons nos rêves, nous aimons aimer. Nous aimons, aussi et surtout, cette moitié d’orange dont on nous a dit et répété qu’elle existe, qu’elle est là, quelque part, à nous attendre, et qu’elle comblera tous nos désirs, tous nos besoins.
Le même terme pour désigner tant de choses : possession, jouissance, domination, jalousie, volupté, tendresse, sacrifice… Depuis toujours, Éros et agapè jouent à cache-cache pour mieux nous tromper. Parfois, ils se trompent eux-mêmes, et tout dérape. Le bus fait une embardée, la déception nous dévore, la belle endormie oublie de se réveiller, la foudre frappe pour de bon…

J’ai choisi ce livre parmi les trois propositions d’édition de mai de la maison M.E.O. : j’étais curieuse de découvrir la plume de Liliane Schraûwen, dont des textes ont aussi été publiés chez Luce Wilquin et Quadrature.

« La petite mort », c’est ainsi que l’on désignait l’épilepsie dans la médecine ancienne. Cette expression a pris un sens figuré et familier pour désigner l’orgasme. Au fil de dix-sept nouvelles, Liliane Schraûuwen explore le sentiment amoureux et tout particulièrement le désir : celui qui naît au premier regard ou au premier contact physique, celui qui se contrôle voluptueusement, celui qui domine, celui qui veut posséder à tout prix. Les jeux sado-masochistes, le voyeurisme, le harcèlement, les fantasmes s’invitent dans le sentiment amoureux. Ce qui est intéressant, comme le dit la quatrième de couverture, c’est le moment où les choses dérapent, où la puissance se fait dominatrice, où le jeu érotique devient mortel.

Bon, il me faut avouer que les écrits sur l’intimité amoureuse, l’érotisme, ce n’est pas trop mon goût. Alors, pourquoi, e demanderez-vous, ai-je demandé ce livre ? Eh bien, il faut que je vous avoue qu’après quelques nouvelles bien écrites mais trop « physiques » à mon goût, mon attention a été réveillée grâce à les nouvelles Rabelais, Victor et moi » et Aglaé. La première met en scène une jeune ado qui croit dur comme fer que les bébés naissent par l’oreille, comme Gargantua, la seconde imagine une autre ado totalement fan d’une autrice, Aglaé (qui ressemble furieusement à une certaine Amélie N.) qui lui écrit des lettres de plus en plus pressantes jusqu’à une rencontre tragique avec son idole. L’humour de ces deux textes a relancé mon intérêt pour toutes ces situations amoureuses qu’analyse Liliane Schraûwen avec finesse.

J’ai aussi été touchée par la nouvelle La chance, qui dresse le portrait impitoyable de la moderne solitude des coeurs, de l’égoïsme, l’indifférence, l’irresponsabilité générées dans notre société. J’ai aussi aimé la dernière nouvelle du recueil, Eros et Thanatos, qui évoque une autre forme de solitude et un fantasme particulier. Le titre de ce dernier texte résume à lui seul les subtils aléas du sentiment amoureux.

Au final, je ne regrette pas du tout cette découverte, cachée sous une couverture soignée. Merci à Gérard Adam et aux éditions M.E.O pour l’envoi de ce livre !

Liliane SCHRAUWEN, Exquises petites morts, M.E.O., 2020

Elisabeth de Belgique Une reine entre guerre et paix

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Quatrième de couverture :

Arrière-grand-mère du roi des Belges intronisé en 2013, Philippe, et avant lui épouse, mère et grand-mère de rois, Elisabeth (1876-1965) est née Wittelsbach, en Bavière. Nièce et filleule de Sissi, éprise de liberté comme l’impératrice, elle a pourtant su mettre sa couronne au service de ses belles ambitions, politiques et artistiques. Incarnation de la résistance belge en 1914 puis prématurément veuve d’Albert Ier, elle a gagné son surnom de « reine rouge » à la fin de sa vie après sa rencontre avec Mao. Entre-temps, elle n’aura cessé d’étonner par son anticonformisme et sa défense acharnée de la paix. Excellente musicienne, elle a fondé le prestigieux concours Reine-Elisabeth. Grande voyageuse, elle a compté parmi les premiers visiteurs de la tombe de Toutankhamon. Fidèle en amitié, elle fut proche d’Albert Einstein, de Romain Rolland, d’Albert Schweitzer, de Colette… 

Si la vie était « normale », en cette dernière semaine de mai, les Belges mélomanes seraient en train de vibrer au son des pianistes finalistes du Concours Reine Elisabeth. Mais le concours a été reporté à l’année prochaine à cause de cette saleté de virus. Pour compenser, j’ai sorti de ma PAL cette biographie de la Reine Elisabeth, écrite par Patrick Weber, journaliste de télé et de radio, écrivain, curieux de nombreux sujets (et homme d’une élégance raffinée à mon goût, ce qui ne gâte rien).

Elisabeth de Wittelsbach, née en Bavière, était la filleule d’une autre Elisabeth, Sissi l’impératrice d’Autriche. Si elle tient de sa marraine une forme d’exaltation et d’énergie brûlante, elle a néanmoins les pieds bien sur terre par son éducation. Son père était féru de science, de nature, d’observation et il tenait aussi à porter secours aux autres. C’est ainsi qu’il fit des études d’ophtalmologie et ouvrit plusieurs cliniques pour soigner un maximum de gens. Il transmet à sa fille cette attention aux autres ainsi que l’amour des arts. Sa mère l’initie à la religion, mais pas comme un carcan. Elisabeth a aussi appris plusieurs langues étrangères qui lui ont permis plus tard de communiquer lors de ses nombreux voyages. C’est une princesse ouverte d’esprit, curieuse, moderne qui rencontre en 1897 le prince Albert de Belgique qu’elle épousera le 2 octobre 1900. Il paraît qu’elle était assez petite et très mince, voire maigre, qu’elle ne correspondait pas aux canons de la beauté en vigueur et que sa santé était assez fragile

Albert n’était pas censé être roi : un peu comme le père d’Elizabeth II d’Angleterre, il a été « obligé » de monter sur le trône après la mort du fils de Léopold II et celle de son frère aîné. Après Léopold Ier et Léopold II qui ont construit la Belgique (le deuxième ayant sans doute une stature trop grande pour ce petit pays et lui ayant légué la colonie du Congo) et ont choisi leurs épouses pour raisons diplomatiques, le nouveau couple qui monte sur le trône à la fin de 1909 change complètement la figure de la royauté. C’est un mariage d’amour, un couple solide malgré les différences. Il paraît qu’elle était assez petite et très mince, voire maigre, qu’elle ne correspondait pas aux canons de la beauté en vigueur et que sa santé était assez fragile (ce qui ne l’a pas empêchée de vivre quasiment nonante ans). Albert était pessimiste de nature, Elisabeth pleine d’allant et d’énergie. Dans ce petit pays toujours prêt à se diviser, ils vont entrer dans la légende avec leur action pendant la première guerre mondiale, lui comme roi chevalier, toujours aux côtés de ses soldats qu’il tient à ménager au maximum, elle comme la reine infirmière, fondatrice de l’hôpital de l’Océan à la pointe des soins pour les blessés de guerre. Après la guerre, Albert accroît encore son prestige en accordant le suffrage universel (du moins aux hommes) et en donnant plus de place à l’identité flamande. Dès lors, durant les années 1920, le couple royal symbolisera vraiment l’unité de la Belgique et vivra des moments exaltants : Elisabeth assiste à l’ouverture de la tombe de Toutankhamon et crée une fondation égyptologique, le couple royal visite le Congo, Léopold, l’héritier du trône, épouse la sublime Astrid de Suède, qui sera tout autant adulée qu’Elisabeth par les Belges.

Les années trente sont, on le sait, plus sombres : la crise économique, les bruits de guerre, la mort accidentelle du roi Albert le 17 février 1934, celle d’Astrid en août 1935, l’invasion de la Belgique en 1940 et la capitulation de Léopold III, qui entraînera après la guerre la question royale et l’accession au trône du jeune Baudouin en 1951. Elisabeth a toujours soutenu les choix de son fils aîné, plaidant pour lui en coulisses, notamment par correspondance.

Une fois les choses apaisées, à partir de 1951, à l’äge de 75 ans, Elisabeth entame une nouvelle vie : elle peut désormais se consacrer totalement à ses passions, la musique évidemment, en relançant le Concours qu’elle a créé en 1937 (et dont elle a eu l’idée dès 1931 avec son ami Eugène Ysaÿe, en créant notamment la Chapelle musicale qui porte toujours son nom). La reine se consacrera encore à de nombreux voyages, au Congo, en Pologne, en Union soviétique et en Chine, au grand dam des autorités belges crispées par ces voyages en pleine guerre froide. Mais Elisabeth a toujours été une femme libre, un peu comme Churchill il lui fallait des défis pour se sentir vivante et elle n’a cessé de mener ces périples et ces rencontres que pour faire progresser la paix et l’amitié entre les peuples. Elle fut notamment amie, au nom de la paix, de la musique, de la culture, avec Albert Einstein, Romain Rolland, Colette, Albert Schweitzer, entre autres.

C’était une fameuse personnalité, pleine d’humour et de ténacité, qui finissait toujours par faire ce qu’elle voulait. Sans doute ne pouvait-on pas résister longtemps à son regard pervenche.

Je suis contente de connaître un peu plus en détail cette reine mythique de la Belgique au travers de cette biographie de Patrick Weber, qui se lit comme un roman. J’aime beaucoup cette mystérieuse photo de couverture, prise sur la plage d’Ostende le 4 août 1911. (Et pour une fois il y a de la non fiction sur ce blog, ça faisait longtemps.)

Patrick WEBER, Elisabeth de Belgique Une reine entre guerre et paix, Payot, 2014 (1è édition  1998)

 

 

Jean-Loup Dabadie, Ma Préférence

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Jean-Loup Dabadie s’en est allé ce 24 mai. Parolier, scénariste, académicien, ce beau monsieur au sourire et au phrasé délicieux  a écrit pendant longtemps des chansons pour Julien Clerc, mon chanteur chouchou. C’est ans doute la plus connue, mais c’est la signature de Julien Clerc, la chanson qui marque chaque fin de concert. Ma Préférence… Salut l’artiste.

Je le sais
Sa façon d’être moi parfois vous déplaît
Autour d’elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Ma préférence à moi
Oui je sais
Cet air d’indifférence qui est sa défense
Vous fait souvent offense
Mais quand elle est parmi mes amis de faïence, de faïence
Je sais sa défaillance
Je le sais
On ne me croit pas fidèle ce qu’elle est
Et déjà vous parlez d’elle à l’imparfait
Mais elle est
Ma préférence à moi
Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards ne regardent que moi
Par hasard elle aime mon incertitude
Par hasard j’aime sa solitude
Il faut le croire
Moi seul je sais quand elle a froid
Ses regards ne regardent que moi
Par hasard elle aime mon incertitude
Par hasard j’aime sa solitude
Je le sais
Sa façon d’être à moi parfois vous déplaît
Autour d’elle et moi le silence se fait
Mais elle est
Elle est ma chance à moi
Ma préférence à moi
Ma préférence à moi
Lalala
Lalalalalalalalala
Lalala
Lalalalalalalalala
Lalala
Lalala
Ma préference à moi
Ma préference à moi
Ma préference à moi

Le printemps du commissaire Ricciardi

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Quatrième de couverture :

Luigi Alfredo Ricciardi, commissaire à la questure royale de Naples, a un don particulier : il voit la souffrance des morts et les entend parler. Aidé de son fidèle adjoint, il enquête dans les quartiers pauvres de la ville où on a découvert le corps de la vielle Carmela Calise, cartomancienne et usurière à ses heures. Que va révéler la morte au commissaire ? Les secrets de ses clients sont bien gardés. En ce printemps de l’année 1931, la ville de Naples a l’odeur de la haine, du sang et des amours déçues. 

On pourrait croire que le meurtre d’une vieille femme malade d’un quartier très populaire de Naples, qui se révèle être une usurière et une mystiicatrice sur son soi-disant don de lire dans les cartes, n’a pas beaucoup d’importance. Sûrement pas pour le commissaire Ricciardi : riche ou pauvre, célèbre ou invisible, le moindre mort n’est laissé pour compte par le commissaire, qui a un don particulier pour ressentir la souffrance des morts par violence et pour être longtemps hanté par leurs dernières parole, leurs derniers sentiments. L’enquête piétine pendant pas mal de temps mai le printemps adoucit les moeurs au coeur de Naples. Parallèlement à cette enquête pour meurtre, le (tout aussi sensible) brigadier Maione cherche à savoir pourquoi la plus belle femme des « bas » quartiers a été lacérée au visage.

Bon, je dois avouer que j’ai traîné ans ma lecture. Peut-être ce roman a-t-il souffert de mon enthousiasme pour ma précédente lecture,ui sait ? Mais quand même, il a fallu plusieurs pages très éclatées entre divers personnages de la Sanita avant de découvrir le meurtre de Carmela Calise et l’enquête a piétiné pendant pas mal de temps.Vous allez dire que je suis une épouvantable voyeuse mais c’est quand la vie privée (les amours très secrètes) et la vie professionnelle du commissaire se téléscopent que mon intérêt s’est réveillé et est resté en alerte jusqu’à la fin.

« Le printemps s’installa à Naples, le 14 avril 1931, peu après deux heures du matin.
Il arriva en retard et, comme toujours, poussé par un vent nouveau qui soufflait du sud et succédait à une averse. Les premiers à s’en apercevoir furent les chiens, dans les cours des fermes du Vomero et dans les ruelles proches du port. Ils levèrent le museau, humèrent l’air, puis après avoir soupiré, se rendormirent.
Son arrivée passa inaperçue pendant que la ville prenait deux heures de repos entre nuit noire et premières lueurs de l’aube. Il n’y a eu ni fête ni regrets. Le printemps ne prétendît pas qu’on lui fît bon accueil, il n’exigea pas d’applaudissements. Il envahit les places et les rues. Et, patient, s’arrêta au seuil des maisons, et attendit. » (p.19)

Au final, c’est Naples au printemps qui ressort de cette lecture. Et l’amitié teintée d’humour noir entre le médecin légiste et le commissaire. Et la vie qui renaît dans le foyer de Luca Maione. Et bien sûr, l’espoir plus réel et la fenêtre toujours ouverte sur une petite main qui brode…

Maurizio DE GIOVANNI, Le printemps du commissaire Ricciardi, traduit de l’italien par Odile Rouosseau, Rivages/Noir, 2013

Mai en Italie avec Martine

Le Mois belge 2020 : Qui a gagné ?

Et voici les résultats du mini-tirage au sort pour conclure notre Mois belge 2020 !

Aifelle est la seule à avoir participé pour Brise de mère d’Alain Dantinne : il est donc à toi !

Parmi les trois qui ont « postulé » pour Sylvia d’Antoine Wauters, c’est sur Marilyne que le sort est tombé !

Si vous voulez bien me rappeler vos coordonnées postales en MP, Mesdames, afin que je vous envoie les livres…

Encore merci à toutes les participantes de cette 7è édition !