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Archives de Tag: SHIGA Izumi

Quand le ciel pleut d’indifférence

11 samedi Mar 2023

Posted by anne7500 in Des Mots d'Asie, Des Mots japonais

≈ 15 Commentaires

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Editions Philippe Picquier, SHIGA Izumi

Quatrième de couverture :

Un homme parcourt les rues désertes et les jardins vides d’une petite ville proche de Fukushima, les poches remplies de nourriture pour les chats et les chiens livrés à eux-mêmes. Ce promeneur solitaire est revenu dans son pays natal pour prendre soin de sa mère, à la recherche de souvenirs éparpillés autour d’un amour d’enfance. Pour lui, la catastrophe a déjà eu lieu, il y a trente ans. Au cœur du roman surgit l’image magnifique d’un paon dont la beauté recèle un effroi mystérieux car il est associé à un drame dont l’homme porte la responsabilité – un secret de famille bouleversant. Le moment est venu pour lui de cesser de fuir pour tenter de réparer le passé et se réconcilier avec soi-même.

« SHIGA Izumi est né en 1960 à Minamisôma, une ville proche de Fukushima. Lauréat du prix Dazai Osamu avec un premier roman, il réalise des films et publie ensuite à partir de 2011 articles et romans marqués par la catastrophe de Fukushima dont Quand le ciel pleut d’indifférence. » (Source : le site des éditions Philippe Picquier)

Ce court roman est poignant : un homme (dont on apprendra assez tard qu’il s’appelle Yôhei) parcourt une petite ville fantôme du Japon, dans la zone interdite autour de la centrale de Fukshima. Il a refusé de quitter cette zone pour soigner sa mère en fin de vie, intransportable. Il revient hanter les lieux de son enfance, une ancienne clinique où vivait son amie d’enfance, Misuzu, et dont la jardin abritait un paon fascinant. Au cours de ses pérégrinations, il rencontre Rêko, une femme qui s’occupe des animaux errants. Lui-même recueille un chien caché dans l’ancienne volière du paon. Peu à peu ses souvenirs remontent à la surface et dévoilent le drame et le secret qui ont marqué son enfance.

C’est à la fois glauque et fascinant de se promener dans les ruines autour de Fukushima et d’observer cet homme qui survit et prend soin de sa mère du mieux qu’il le peut. Il se souvient de la vie d’autrefois, du salon de coiffure tenu par sa mère et aussi de son amie d’enfance. Les souvenirs forment avec les fragments de vie d’aujourd’hui, après la catastrophe nucléaire, une sorte de puzzle dont les pièces vont s’emboîter et tenter de laisser la vie renaître, malgré tout. Ce roman tout en sobriété laisse fuser des brins de poésie au milieu du désastre. Il m’a vraiment beaucoup plu et je suis contente (si je puis dire) de l’avoir découvert pour vous le présenter en ce 11 mars 2023, douzième anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

« Cette petite ville du nord du Japon, située au bord de l’océan Pacifique, a été déclarée zone sinistrée devant être évacuée parce qu’elle se trouve à l’intérieur d’un périmètre de vingt kilomètres autour de la centrale qui a explosé. THREE MILE ISLAND, TCHERNOBYL, FUKUSHIMA, OU BIEN ENCORE HIROSHIMA, NAGASAKI, FUKUSHIMA. Le monde entier a été bouleversé, comme si des trous s’étaient ouverts dans la terre. C’est bien possible, et alors ? La ville aura beau être le point de mire de l’univers, c’est ma ville. Et moi, je ne suis pas parti, malgré l’ordre d’évacuer. Deux semaines ont passé. Mon corps est peut-être traversé d’innombrables radiations, je suis en vie. Même si d’innombrables cellules sont atteintes, à l’heure qu’il est, je vis, incontestablement. » (p. 7-8)

« Chaque endroit me rappelait des souvenirs. Chaque chose me rappelait des gens. La mémoire n’était pas dans ma tête, elle était au bord de la route, elle était au détour d’une rue. Les souvenirs affluaient à ma mémoire. De même qu’on se souvient d’une ville, de même la ville se souvient de nous. Je pense que je fais partie de la ville, tout comme la ville est une partie de moi-même. » (p. 95)

SHIGA Izumi, Quand le ciel pleut d’indifférence, traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu, Editions Philippe Picquier, 2019

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