Étiquettes

, , , ,

Présentation de l’éditeur :

Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. En cet été 1914, lorsque l’instituteur est appelé comme tant d’autres sous les drapeaux, personne n’imagine que c’est pour très longtemps. Et les Lulus ne se figurent évidemment pas une seconde que la guerre va déferler sur le monde finalement rassurant qu’ils connaissent. Bientôt, le fracas de l’artillerie résonne dans le ciel d’été. Il faut partir, vite. Mais lorsque la troupe évacue l’abbaye manu militari, les Lulus, qui ont une fois de plus fait le mur, manquent à l’appel. Sans l’avoir voulu, ils se retrouvent soudain à l’arrière des lignes allemandes.

Ca y est, j’ai découvert les Lulus et je les trouve déjà bien attachants, ces quatre gamins au prénom en Lu, Lucien, Ludwig, Luigi et Lucas, tous quatre orphelins vivant à la Maison des enfants trouvés de Valencourt, quelque part en Picardie. Du plus grand au plus petit, ils feraient presque penser aux frères Dalton, avec leurs disputes perpétuelles et leur petit goût pour le « hors-la-loi » : hors les murs de l’abbaye qui les accueille, ils font les quatre cents coups dans la forêt et leur cabane, ignorants bienheureux (ou presque, car il ne faut pas oublier qu’ils sont orphelins) du monde qui les entoure et de la guerre qui s’approche à grands pas.

Je les trouve déjà très attachants, disais-je, ces quatre galopins, car le scénariste Régis Hautière (que j’ai déjà apprécié dans De briques et de sang) a réussi à planter le décor et les personnages de cette série avec beaucoup de finesse et d’humour avant de laisser la guerre envahir l’espace du village et de l’abbaye. Quatre garçons fort différents, qui se disputent le jour et partagent la nuit leurs angoisses d’orphelins, quatre gamins astucieux, intrépides, avec le chef incontesté, l’intello à lunettes, le petit gros qui a toujours faim et je jeune naïf. Et quand tous les villageois fuient devant l’arrivée des « casques à pointe », ils n’auront pas trop de leur intelligence et de leur sens de la débrouillardise pour survivre dans ce paysage déjà marqué par les obus.

Le dessin de Hardoc accompagne à merveille le récit de Hautière : des couleurs fraîches et vives, un trait dynamique, des visages expressifs, une pointe d’humour sur un fond de décors réalistes et familiers, de belles vues aériennes de l’abbaye, de la forêt ou du village, tout concourt au plaisir du lecteur, jusqu’à la fin de ce premier tome, qui ne vous donne qu’une envie : vous précipiter pour vous procurer la suite ! Car les auteurs annoncent déjà le deuxième tome qui se déroulera logiquement en 1915 et nous offrent quelques croquis et esquisses des personnages, un bel aperçu du talent de Hardoc.

Régis HAUTIERE (scénario) & HARDOC, La Guerre des Lulus 1914 – La maison des enfants trouvés, Casterman, 2013

Les avis de Sandrine, de Moka, Noukette et de Jérôme

Poppy Thiepval

Logo BD Mango bleu (1)

Advertisements