Les notes du jeudi : Halloween (4) Camille Saint-Saëns

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En ce 31 octobre, nous voici à Halloween pour e vrai et je vous propose d’écouter encore une Danse macabre, celle de Camille Saint-Saëns (1835-1921). C’est un poème symphonique dont voici l’argument : « Minuit sonne. Satan va conduire le bal. La Mort paraît, accorde son violon, et la ronde commence, presque furtivement au début, s’anime, semble s’apaiser et repart avec une rage accrue qui ne cessera qu’au chant du coq. Le sabbat se dissout avec le lever du jour. » (source : Wikipedia)

Voici cette Danse macabre par l’Orchestre philharmonique de Radio-France.

Fin de saison

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J’étais si attentif
que le soir s’éteignait sur les coupoles
et que les sons gelaient à mes côtés,
se changeant en colonnes spiralées.

J’étais si attentif
que le flottement ondoyant des odeurs
s’affaissait dans l’obscurité
et que je me sentais comme si
je n’avais pas éprouvé le froid, jamais.

Soudain
je me suis réveillé si lointain
et si étranger,
déambulant derrière mon visage,
comme si, du relief insensé de la lune,
j’avais revêtu mes sens.

J’étais si attentif
que
je ne t’ai pas reconnue, et il se pourrait
que tu viennes encore,

chaque heure, chaque seconde,
et que tu passes à travers mon attente d’autrefois
comme à travers le spectre d’un arc de triomphe.

Nichita STANESCU, (1933–1983), Une vision des sentiments, in Les non-mots et autres poèmes, traduit du roumain par Linda Maria Baros, Textuel, 2005

Les notes du jeudi : Halloween (3) Franz Liszt

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Aujourd’hui, voici la Totendanz (Danse macabre) de Franz Liszt ‘1811-1886), une pièce pour piano et orchestre qui a pour sous-titre Paraphrase du Dies irae. « Selon les sources elle aurait été inspirée soit par les gravures sur bois de Hans Holbein, soit par l’horreur de la scène représentée au xixe siècle dans Il trionfo della Morte (Le Triomphe de la Mort), fresque du Campo Santo (le cimetière ancien) de Pise, soit de la fresque Il trionfo della Morte attribuée au florentin Andrea Orcagna. » (source : Wikipedia)

Boris Berezovsky est accompagné par l’Orchestre philharmonique de Radio France dirigé par Constantin Trinks.

 

Poèmes de Norge

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Cette semaine en Belgique francophone, du 16 au 20 octobre, on fête La Fureur de lire dans tous les lieux où aime lire et où on a envie de faire aimer la lecture. A cette occasion, chaque année, la Fédération Wallonie-Bruxelles édite des plaquettes de nouvelles et aussi de poèmes, et cette année une des plaquettes est consacrée au poète Geo Norge.

« Le poète Geo Norge, pseudonyme de Georges Mogin, (1898-1990) est un poète belge francophone. Son parcours poétique débute dans l’avant-garde mais il s’en détache et développe un style poétique souvent qualifié d’inclassable. Sa poésie se complaît dans de diverses formes: poèmes-récits longs, virelangues, micro-fables, vers réguliers et versets, entre autres. Derrière un langage poétique d’apparence simple, quasi enfantin, sa poésie pose des questions métaphysiques. De ce fait, ses poèmes oscillent entre le plus petit détail terrestre et la plus grande soif d’absolu. Ses poèmes sont chantés par Jeanne Moreau sur des musiques de Philippe Gérard. » (Source : Les voix de la poésie)

Voici donc deux poèmes de Norge.

Monsieur

Je vous dis de m’aider,
Monsieur est lourd.
Je vous dis de crier,
Monsieur est sourd.
Je vous dis d’expliquer,
Monsieur est bête.
Je vous dis d’embarquer,
Monsieur regrette.
Je vous dis de l’aimer,
Monsieur est vieux.
Je vous dis de prier,
Monsieur est Dieu.
Éteignez la lumière,
Monsieur s’endort.
Je vous dis de vous taire,
Monsieur est mort.

Famines, 1950

 

D’enfance

Dieu, qu’elle était belle
Nue à la chandelle,
Ma sœur !
Elle attendait son
Aimable garçon-
Brasseur.

Dieu, qu’elle était nue,
Rosement charnue,
Adèle,
Au moment hélas
Qu’elle soufflait la
Chandelle.

Ténèbres bien faites
Pour ces longues fêtes
Et pour
Ces luttes, ces rages,
Ces fleuves, ces nages,
D’amour !

Je n’ai su jamais
Comment ils s’aimaient,
Ô drames !
La vie et la mort
Faisaient un seul corps
En flammes.

Jamais plus au monde
Je n’écoute rien,
Rien comme
Ces cris de ma blonde
Sœur et du vaurien,
Son homme.

Derrière la porte,
Le ciel commençait,
Torride !
Mon âme, sois forte,
Tout, sauf  l’amour, c’est
Le vide.

Poèmes 1923-1988, Gallimard/Poésie

L’humanité disparaîtra, bon débarras !

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Quatrième de couverture :

« Je conçois mal que l’évolution darwinienne, qui ne s’encombre ni de morale, ni de finalité, ni de « dessein intelligent » ait pu favoriser une espèce aussi envahissante, nuisible, mal embouchée et peu durable. Il n’y a pas d’autre conclusion possible : bientôt fini le règne de l’Homme, cet animal borné qui se prétend intelligent mais qui ne cesse d’anéantir son milieu naturel et massacre ses semblables. »
Dans cet essai écologique, provocant et teinté d’humour noir où il imagine treize scénarios catastrophes, le naturaliste Yves Paccalet dresse un véritable réquisitoire contre l’humanité. La conclusion est sans appel.

Un essai en forme de pamphlet hyper-réaliste, hyper-pessimiste.

Yves Paccalet ne veut plus, dit-il, faire semblant de croire que l’humanité a suffisamment de ressources et de bonté en elle pour parvenir à renverser le processus du réchauffement climatique et de la destruction de la planète Terre. Il dresse un constat très noir sur la contamination, disparition progressive de civilisations « premières » comme les Papous, sur le dangereux déséquilibre entre le nombre d’humains et les ressources de la planète (qui ira grandissant avec le développement démographique annoncé), sur la violence inhérente à l’homme et qui ne peut que conduire à la catastrophe.

Dans son dernier chapitre, l’auteur (qui a fait partie de l’équipage de la Calypso du commandant Cousteau) va jusqu’à imaginer treize scénarios de fin du monde. Il dresse particulièrement la sonnette d’alarme en ce qui concerne la prolifération des armes nucléaires.

J’ai lu ce livre pour l’école : nous participons avec nos élèves de 7è à un projet d’envergure en lien avec le développement durable, le recyclage, la mobilité douce et un collègue m’a conseillé ce livre pour soutenir la réflexion sur le sujet en cours de français. C’est bien, ça me permet de travailler l’argumentation et les moyens expressifs du pamphlet mais j’ai eu du mal à soutenir l’esprit noir et tellement négatif de bout en bout, même si l’ironie y prend bien sûr une grande part. Et peut-être est-ce une manière pour moi de regarder ailleurs et de me voiler la face ? Mais que propose Yves Paccalet ? Peut-être dois-je chercher une réponse ailleurs dans les travaux de ce journaliste, philosophe et réalisateur de documentaires. Soyons réalistes, au point où nous en sommes et vu notre mode de vie, un changement radical concernant le climat me paraît bien difficile. Mais tout espoir, tout changement est-il vraiment impossible ?

Yves PACCALET, L’humanité disparaîtra, bon débarras !, J’ai lu, 2007 (1è édition chez Arthaud)

P.S. Je traverse une crise de motivation et au départ, je n’avais aucune intention de rédiger un billet sur ce livre lu en septembre. Et voilà que je me suis surprise il y a cinq jours  à rédiger un petit avis sur Babelio… Je le publie donc ici aussi. Je n’essaye même plus de me comprendre !

Les notes du jeudi : Halloween (2) Hector Berlioz

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Poursuivons notre balade hantée avec le dernier mouvement de la Symphonie fantastique de Berlioz (1803-1869), une symphonie à programme qui conduit un jeune homme sur les traces de celle qui aime (représentée par une pensée musicale, un motif mélodique récurrent dans les cinq mouvements de la symphonie) et dont le cinquième mouvement s’intitule Songe d’une nuit de sabbat. Des créatures telles que sorciers, ombres, monstres participent à des funérailles. Glas funèbre, parodie du Dies irae, ronde du sabbat rythment ce mouvement échevelé.

Leonard Bernstein dirige l’Orchestre national de France.

Quelques vers de Cyrano

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Dimanche dernier, je suis allée admirer Cyrano de Bergerac, mis en scène par Thierry Debroux au Théâtre royal du Parc à Bruxelles, avec Bernard Yerlès dans le rôle-titre. C’est la même production qui a enchanté les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville cet été. Voici donc quelques vers d’Edmond Rostand, la célèbre tiradu du nez.

Cyrano
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
– Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.

De pierre et d’os

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Quatrième de couverture :

Une nuit, la banquise se fracture et sépare une jeune fille de sa famille. Uqsuralik se retrouve livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Si elle veut survivre, elle doit avancer à la rencontre d’autres êtres vivants. Commence alors, dans des conditions extrêmes, une errance au sein de l’espace arctique, peuplé d’hommes, d’animaux et de créatures.

Petit lien avec ma lecture précédente (L’ombre de l’olivier), l’arrivée es premières règles bouleverse la vie des deux héroïnes mais dans le cas d’Uqsuralik, c’est une séparation brutale d’avec sa famille et l’obligation de se débrouiller pour survivre. Un temps tentée d’abandonner et de se laisser mourir, la jeune fille va trouver le courage de continuer son chemin sur la banquise et rejoindra une première famille.

Ce roman raconte (du point de vue d’Uqsualik) la vie dans le grand Nord chez les Inuits, une vie qui montre leur formidable capacité d’adaptation à un environnement hostile : la chasse, la pêche, les tâches dévolues aux hommes et aux femmes, les saisons, le froid, la vie en groupe (où la bonté et le sens de l’accueil côtoient la violence et les bas instincts) et aussi le lien aux esprits par l’intermédiaire des chamans. Les superstitions et les rites qui y sont liés  sont très importants dans la vie d’Uqsuralik et de son clan, le jeune femme (dont le nom signifie à la fois Ours et Hermine, orientant doublement sa personnalité) est d’ailleurs très sensible à ces esprits et sera initiée au chamanisme par son deuxième mari. Bérengère Cournut alterne les chapitres du récit avec des chants traditionnels qui marquent les diverses étapes de la vie.

Ce récit n’est pas situé dans l’espace (est-on au Groenland, en Alaska, au Nunavik ?) ni dans le temps : l’épilogue, au soir de la vie d’Uqsuralik, suggère que la vie de la narratrice s’est déroulée à une époque où les changements climatiques et l’intervention des « Blancs » n’interféraient pas encore avec la vie des Inuits, à une époque où le rapport à la nature était encore tout à fait « naturel » si je puis me permettre l’expression.

J’ai aimé ce livre (surtout les trois premières parties)mais ce n’est pas le coup de coeur attendu. Peut-être que trop de chamanisme et de superstition a fini par lasser mon esprit trop rationnel, peut-être que l’hostilité du milieu naturel dans lequel évolue Uqsuralik instaure une distance, peut-être que l’apparente absence d’émotions a été un peu trop forte ? Je ne sais pas trop, mais cela ne m’empêchera pas d’explorer encore l’univers poétique de Bérengère Cournut.

« Nous avons atteint la montagne. L’homme guidait ses chiens entre les monticules, les crevasses. La pente glissait sous leurs pattes comme un saumon bien gras dans la gueule d’un ours. Des larmes de froid coulaient sur mes joues et la lumière s’intensifiait à mesure que nous montions. D’où nous étions, le rivage apparaissait parfaitement blanc. Il étincelait même, plus lumineux que la banquise encore grise par endroits. Au loin, la mer était sombre. Je ne me souvenais pas d’avoir déjà vu l’eau libre en cette saison. Sans doute parce que je ne suis jamais montée si haut dans la montagne en hiver. »

Bérengère COURNUT, De pierre et d’os, Le Tripode, 2019

C’était une lecture commune avec Marilyne. (Merci pour ta patience !)

J’ai eu tellement de mal à me motiver pour écrire mes derniers billets que je vais faire une petite pause de billets de lecture. Mais il y aura toujours de la musique et de la poésie en attendant.

Les notes du jeudi : Halloween (1) Paul Dukas

Fin octobre, certains fêteront Halloween. Si je n’adhère pas du tout à cet univers, il faut reconnaître que j’adore le sorcier Harry Potter que la musique classique s’est laissé inspirer par certains éléments fantastiques. Je vous propose donc quelques oeuvres jusqu’au 31 octobre, date fatidique 😉

Commençons avec L’apprenti sorcier de Paul Dukas, un poème symphonique créé en 1897, qui a été utilisé dans le célèbre Fantasia de Walt Disney. Bonne écoute !

 

 

L’ombre de l’olivier

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Quatrième de couverture :

Une enfance palestinienne. Une voix se lève, convoquant la musique, la poésie, la guerre et la résistance. Yuryur aura bientôt dix ans. Née dans un pays de merveilles, bercée par les vagues du golfe Arabo-persique, elle vit à Dubaï une enfance heureuse o se mêlent le sel de la mer et la sauge du thé de Téta Hilweh, sa grand-mère avec qui elle passe les étés au camp de réfugiés dans une Beyrouth que la guerre défigurera.

Dans ce premier roman, Yara El-Ghadban donne la parole à Yuryur, jeune Palestinienne qui est sans doute le double romanesque de son auteure. D’une voix étonnamment mûre pour son âge (bientôt dix ans), Yuryur raconte sa vie à Dubaï où les Palestiniens vivent une « bonne vie » si je puis me permettre cette expression, mais qui reste précaire car les Palestiniens, s’ils peuvent travailler ans problème, n’ont pas de papiers, pas de statut. Les adultes ne veulent pas expliquer en détail leurs difficultés, aussi Yuryur s’est-elle inventé un ami imaginaire, l’Oiseau, qui lui permet de s’évader et de se questionner, de se souvenir et de réfléchir à sa vie d’écolière, à ses amis, à sa famille. L’été, pour échapper à la chaleur torride de Dubaï, la famille retourne chez les grands-parents, à Beyrouth, une ville marquée par la guerre et dont la paix fragile vole en éclat à la fin du roman : Yara El-Ghadban évoque (à hauteur d’enfant) les massacres de Sabrah et Chatila.

Mais le désir de la romancière est de raconter la vie de Palestiniens « ordinaires » en dehors de la guerre. Premiers amours, douceur de vivre, gastronomie, leçons de piano, complicité avec ses tantes, baignades ensoleillées, Yuryur nous raconte cette vie avec bonne humeur et dans une langue poétique et joyeuse à la fois. L’ombre de l’olivier, c’est l’évocation de la Palestine, dont l’olivier est l’emblème, ce sont les ombres sur le symbole de la paix, c’est aussi le très joli premier roman d’une auteure très souriante que j’ai eu la joie de rencontrer lors de la dernière Foire du livre à Bruxelles et que je relirai avec plaisir.

Voilà ce que livre Yara El-Ghadban sur le site de son éditeur Mémoire d’encrier :

« Lorsqu’il est question des Palestiniens, on évoque généralement la guerre, la souffrance, la mort, la violence. Coincé entre l’image de la victime et celle du terroriste, on a du mal à imaginer un Palestinien sourire, rire, rêver, fantasmer, partager un repas tranquille, discuter de musique et de poésie. L’amour et la tendresse, sans angoisse, ni amertume, la famille dans son intimité, mais surtout le bonheur, la magie, le rêve, l’innocence et le deuil de l’enfance qui font partie de l’univers de tout enfant. C’est ce que j’ai voulu écrire. »

(Yara EL GHADBAN, L’ombre de l’olivier, Mémoire d’encrier, 2011

Challenge Petit Bac – Littérature québécoise – Végétal