Elvide et Milon

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Présentation de l’éditeur :

Milon, 13 ans, vit à la cour de la comtesse Marie de France. Pour épouser la belle Elvide, il devra passer trois épreuves : trouver la queue d’un monstre, vaincre le plus grand des chevaliers, et trouver un fabuleux trésor. Mais si Milon n’est encore qu’apprenti chevalier, c’est surtout un garçon très futé…

Des personnages attachants et vifs d’esprit, des scènes de chevalerie et de chasse haletantes, des dialogues d’amour courtois drôles et enlevés : Eric Senabre dépoussière le récit moyenâgeux avec talent. Les tableaux d’Élodie Coudray procurent à l’ensemble douceur et élégance grâce à des papiers gouachés aux ambiances végétales.

Découvrez avec le fameux Ensemble Obsidienne la richesse de la musique médiévale et des orchestrations pour voix solistes, choeurs d’enfants et d’adultes, et instruments d’époque !

Faire découvrir la musique médiévale dans un format jeunesse, il fallait oser et le pari est ma foi réussi.

Sous la plume d’Eric Senabre et le trait d’Elodie Coudray, les éditions Didier Jeunesse revisitent la chevalerie avec beaucoup de fraîcheur : ici, point de grand et noble chevalier lourdement armé et prêtant allégeance à son suzerain, mais plutôt, comme il y en avait beaucoup au Moyen Age, un jeune héros qui appartient à la « classe moyenne » (ces chevaliers « d’extraction plus modeste, servaient de garde rapprochée à leur seigneur et vivaient plutôt chichement » précise l’auteur à la fin du livre.) Par contre, Milon n’est pas dépourvu de noblesse de coeur ni de l’esprit de l’amour courtois, un esprit qu’il manifeste en composant des poèmes pour la jolie Elvide et en accomplissant les trois épreuves qu’elle lui ordonne pour conquérir son coeur.

Cet album ressemble un peu à un conte de fées, avec cette quête, ces épreuves que mène Milon avec beaucoup d’astuce et d’humour et la douceur un peu naïve des illustrations d’Elodie Coudray, qui a travaillé des papiers gouachés pour l’occasion.

Côté CD, c’est Jacques Bonnaffé qui raconte l’histoire d’Evide et Milon et cela m’a bien fait plaisir de retrouver la voix de cet acteur qui se fait rare sur les écrans. C’est l’Ensemble Obsidienne qui assure la partie musicale : on découvre ainsi des pièces polyphoniques, des chansons de Pierre de La Rue par exemple, des compositions pour instruments comme le psaltérion, le tympanon, le rebec et autres cornemuses. Tous ces instruments sont présentés aussi à la fin du livre. Certes, ces musiques sont un peu insolites à nos oreilles plus habituées à de la musique tonale, les sons de certains instruments (comme la cornemuse) peuvent paraître lancinants (ce son-là m’a un peu vrillé les oreilles, je l’avoue) mais les pièces sont assez courtes, variées, et les polyphonies sont particulièrement agréables.

Une belle découverte donc que cet album-CD. Encore une fois, merci aux éditions Didier Jeunesse et à Amélie Naton pour cet envoi !

Eric SENABRE et Elodie COUDRAY, Elvide et Milon – La Musique au Moyen Age, raconté par Jacques Bonnaffé et joué par L’Ensemble Odsidienne, Didier Jeunesse, 2017

 

Tard dans la vie

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Je suis dur
Je suis tendre
Et j’ai perdu mon temps
À rêver sans dormir
Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte accroché au plus haut des entrailles
À la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement

Pierre REVERDY, La liberté des mers, 1960

Les notes du jeudi : Intermezzo (1) Robert Schumann

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En attendant avril et des notes belges, je vous propose des intermezzos (ou intermezzi) pour ce jeudi et jeudi prochain  Je vous propose un intermezzo du Carnaval opus de Schumann puisque, ce week-end, fleuriront les carnavals de la Laetare (par exemple à Stavelot ou à  Tournai) L’interprète est Guillaume Bellom.

J’atteste

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J’atteste qu’il n’y a d’Etre humain

que Celui dont le coeur tremble d’amour

pour tous ses frères en humanité

Celui qui désire ardemment

plus pour eux que pour lui-même

liberté, paix, dignité

Celui qui considère que la Vie

est encore plus sacrée

que ses croyances et ses divinités

J’atteste qu’il n’y a d’Etre humain

que Celui qui combat sans relâche la Haine

en lui et autour de lui

Celui qui dès qu’il ouvre les yeux au matin

se pose la question :

Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre

ma qualité et ma fierté

d’être homme ?

                                         Abdellatif Laâbi, 10 janvier 2015

Ce n’est pas un choix très original que de proposer ce poème écrit au lendemain des attentats de janvier 2015. Mais je ne pouvais pas laisser passer ce premier anniversaire des attentats de Bruxelles sans rien faire sur ces pages…

A la Bourse de Bruxelles, 26 mars 2016

Roslend, tome 1

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Présentation de l’éditeur :

Londres, 1940.
Sous le feu des bombardements allemands, Lucan, 14 ans, doit faire face à la mort brutale de son grand-père. En touchant le cadran de l’horloge qu’il lui a confiée, le jeune garçon est propulsé dans un univers extraordinaire et également menacé : Roslend. Y aurait-il un lien entre le danger qui pèse sur ce monde et le destin de Londres ? Le temps est plus que jamais compté pour Lucan qui a désormais une mission : gagner la bataille de Roslend pour sauver… rien de moins que l’Empire britannique ! Une aventure historique et fantastique pleine de rebondissements !

Un roman qui se passerait à Londres et dont Winston Churchill serait l’un des personnages, il ne fallait que cela pour m’appâter quand j’ai découvert le programme du premier trimestre 2017 de Didier Jeunesse. Oui mais voilà, il y a bien plus que cela : le contexte historique de la bataille d’Angleterre est certes très bien évoqué, à taille humaine, tant du côté des habitants de Londres qui subissent les bombardements incessants – et parmi eux, Lucan Sondran, un ado de 14 ans, orphelin, qui rêve de devenir pilote à la RAF – que du côté de Sir Winston n’hésitant pas à aller encourager les gens dans les rues et cherchant parfois désespérément des solutions pour tenir face aux attaques incessantes d’Hitler. Mais je m’égare : le personnage principal, c’est bien Lucan, cet ado énergique et un peu rebelle, inséparable de sa soeur de lait, Catriona, qui apprend par hasard que son certificat de naissance est un faux. Il n’aura pas le temps de s’interroger sur ses origines que la mort prématurée de son grand-père va le précipiter dans un autre monde (nommé l’Alter Monde, par opposition – ou complémentarité ? – à l’Ego Monde réaliste). Dans ce monde en miroir (j’adore la couverture de ce point de vue), à la fois si semblable au nôtre par les émotions et les rapports humains mais si différent par la luxuriance de ses paysages urbains et l’énergie joyeuse qui se dégage de ses technologies, Roslend est attaquée par la terre de Nelbri dont le Brac Marquel affronte l’Immuable Xélion ; une cité complètement neutre, Hircuz, vit sous le niveau de la mer, bien loin de la guerre qui déchire les terres d’en haut.

C’est ce mélange d’histoire et de fantastique qui est vraiment prenant, le passage d’un monde à l’autre avec un jeune héros attachant qui doit lutter pour que son monde et l’autre (dont on devine qu’il y est lié) résistent et survivent. « We will never surrender » : cette célèbre phrase de Churchill paraît souvent bien fragile dans les mondes de Nathalie Somers. Il y a beaucoup de rythme dans ce roman, les pages se tournent toutes seules, on a envie de savoir comment vont évoluer les choses dans l’Alter Monde et même si on connaît l’issue de la Bataille d’Angleterre, on vibre avec les Londoniens ordinaires et avec le vieux Bulldog (et même avec George VI !), on observe la complicité entre Lucan et Catriona et… bien évidemment, à la toute dernière ligne, on reste complètement sur sa faim, il faudra attendre septembre pour lire la suite !

Un tout grand merci à Amélie Naton et aux éditions Didier Jeunesse pour cette lecture passionnante !

Nathalie SOMERS, Roslend, tome 1 – La Bataille d’Angleterre, Didier Jeunesse, 2017

Les premières pages du roman ici.

Comme une moitié du roman se passe à Londres et l’autre dans son anagramme, ce sera ma lecture anglaise du mois.

Haïti, mon ami

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Haïti, mon ami

mon souvenir

je sais où te trouver dans ma mémoire.

Aujourd’hui je te retrouve le temps d’un poème

que je te dis dans un ciel si bleu

que la nuit s’invite.

Nous rythmons notre amitié dans un récit que nous racontons.

J’écoute.

Ton coeur reprend ses battements,

plus rien ne bouge,

sauf ces fleurs qui aiment échapper leur parfum pour

enivrer mon retour.

Par respect,

j’ôte mes souliers.

C’est pieds nus que je vais à ta rencontre

tu reconnais mon pas.

Tu n’as pas vieilli.

Nos peuples s’amalgament et deviennent une seule

nation sur une terre où tu accueilles tes frères et tes

soeurs.

En ta présence la nuit est invitante.

Je nous présente, nos chants, notre musique, nos

contes, nos poèmes.

Tu chantes, je chante

Tu contes, je conte

Tu danses, je danse

C’est la nuit des nuits.

Poème écrit par Joséphine Bacon pour sa présidence des Nuits amérindiennes en Haïti, en mai 2015

Petit clin d’oeil au poème de dimanche dernier, à Dany Laferrière (lui aussi invité de la Foire du livre 2017) Haïtien d’origine et adopté par le Québec. Hommage aussi à la francophonie que l’on fête en ce mois de mars.

Les notes du jeudi : A boire et à manger (5)

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Je pensais en avoir fini avec ce thème mais j’avais oublié les Musiques de table de Georg Philipp Telemann, le spécialiste de cette forme de musique de cour. Tout vous est expliqué ici. Voici un extrait de la première série, un Concerto pour flûte violoncelle en la majeur, par Freiburger Barockorchester, dirigé par Petra Müllejans.

Madame Victoria

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Quatrième de couverture :

À l’été 2001, un squelette apparaît à l’orée d’un petit bois, à quelques pas de l’Hôpital Royal Victoria à Montréal. Une enquête s’amorce, qui deviendra une quête : découvrir l’identité de cette femme morte sans bruit. Mais toutes les pistes mènent à l’impasse ; celle qu’on a baptisée Madame Victoria continue d’attendre que quelqu’un prononce son nom.

Aujourd’hui, la fiction prend le relais.

À partir d’une série de portraits de femmes, Catherine Leroux décline les vies potentielles de son héroïne avec une grande liberté. D’abord nettes comme le jour, ses hypothèses plongent de plus en plus loin dans l’imaginaire, comme des flèches filant vers un point où la mémoire et l’invention se confondent,vers un minuit où tout est possible, jusqu’au dernier souffle.

Le point de départ de ce roman est très émouvant : c’est une histoire vraie que celle de ce squelette de femme retrouvé à proximité de l’Hôpital Royal Victoria à Montréal et la manière dont Catherine Leroux met en scène la découverte des restes par un soignant de l’hôpital et l’appel à témoins entendus au téléphone et triés par une écoutante rend cette personne inconnue très proche, cela lui rend déjà de l’humanité et de la dignité qui ne lui ont sans doute pas été suffisamment accordés de son vivant.

Ensuite, Catherine Leroux s’exerce au jeu des hypothèses, elle invente des vies à cette « Victoria » et sa palette de couleurs est très riche, très vaste dans la variété des genres : du bas au haut de l’échelle sociale, du personnage historique à celui venu du futur, de l’enfant icône à la femme fourbue sous le poids des enfants en passant par la jeune mère célibataire , de l’hypersensible à l’égocentrique sans oublier l’amoureuse, Victoria revêt toutes les personnalités, elle épouse sans aucun doute l’histoire de Montréal et de la création de son Hôpital royal (mais je ne connais pas assez l’histoire de la ville), « entité éternelle et abstraite » (la définition de ce motif récurrent d’ Eon) aux yeux vairons.

Ce qui frappe, comme dans Le mur mitoyen,  c’est l’écriture de Catherine Leroux, sa profondeur, sa force, la finesse, l’empathie de sa psychologie, son art de nouer des liens, de relier toutes ces facettes kaléidoscopiques pour donner de la chair, à cette femme perdue, oubliée. L’auteure sait dire comme personne la douleur, le désir, la solitude, l’addiction, la fatigue, la folie, et l’amour aussi. C’est certainement une des voix incontournables de la littérature québécoise d’aujourd’hui.

Un chapitre à lire ici.

Catherine LEROUX, Madame Victoria, Editions Alto, 2015

Avec ce beau roman, je referme la semaine consacrée à Montréal qui fête cette année ses 375 ans de fondation, à l’occasion de la Foire du livre de Bruxelles qui a fermé ses portes hier soir.

Les blablas du lundi (26) : Foire du livre 2017 et idées folles

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Quelle merveilleuse journée à la Foire du livre ce samedi ! C’était bien trop court pour profiter de tous les exposants et éditeurs.

Cette année, j’ai fait pas mal d’éditeurs jeunesse parce que j’étais accompagnée pour la première fois de la jeune demoiselle nièce qui aura bientôt 15 ans et qui cherche son bonheur de lecture avec une certaine exigence et un enthousiasme qui font bien plaisir à Tatie (« Ma tante est un cachalot » c’est Alice Jeunesse qui le dit). Superbe découverte : La Joie de lire (que je connaissais de nom bien sûr) et les deux romans d’Els Beerten (auteure belge flamande) vantés par une très chouette libraire « Ca va vous plaire à toutes les deux, les adultes comme les ados aiment ces romans » (oh oui, oui, oui, ça a tout pour me plaire). Les titres : Nous voulons tous le paradis et Nous voulons tous les paradis – Le procès (je ne peux vous les montrer, ils sont déjà emportés par la jeunette mais j’aimerais lire au moins le premier pour le Mois belge.) Nous avons fait une looongue file pour la dédicace du deuxième tome de La fiancée de l’hiver, de Christelle Dabos (au moins l’attente permet à la miss de dominer – un peu – le frisson d’aborder l’auteure dont on a dévoré le tome 1). J’ai aussi eu la joie d’échanger quelques mots avec Eva Kavian, que j’avais envie de rencontrer depuis longtemps parce que j’aime beaucoup les romans jeunesse que j’ai lus d’elle et j’en ai profité pour lui faire signer La dernière licorne, paru chez Mijade.

La Foire, c’est bien sûr les retrouvailles avec les copines blogueuses, lectrices et/ou libraire passionnées elles aussi. La tradition du rendez-vous pique-nique et les rendez-vous programmés ou improvisés chez les éditeurs.

Retrouvailles aussi avec des éditeurs connus, appréciés, aimés :

– Chez Quadrature, les soeurs Pingault (Véronique y publie son premier recueil, Gaëlle y poursuit son joli parcours), Catherine Deschepper qui a convaincu son éditeur de publier pour la première fois des textes et des photos (mais chut, c’est une surprise). Gaëlle et Catherine m’ont reconnue, la seconde se souvenait même de mon prénom et de mon blog, j’étais médusée et très touchée.

– Chez Luce Wilquin (qui fête ses 30 ans cette année), des mots chaleureux échangés avec Valérie Cohen, Françoise Houdart, j’ai glané aussi le roman de Jean Jauniaux que j’ai très envie de lire et pour les 30 ans et deux bouquins achetés, on recevait La cerise sur les mots – Recettes littéraires, un recueil de nouvelles écrites par les auteurs maison (et ce n’est pas un vain mot). J’ai malheureusement raté Dominique Costermans, dont j’ai beaucoup aimé le premier roman (que je vous présenterai en avril).

– Evidemment, je n’ai pas oublié les éditeurs et auteurs du Québec, la classe de Larry Tremblay, le sourire et le rire de Kim Thuy et les beaux yeux bleus de Joséphine Bacon qui m’a conseillé les romans de Michel Jean (et ô miracle, il y en avait sur le stand) et la poésie de Thomas King  : le bonheur à l’état pur avec ces deux grandes dames adorables et déterminées.

Kim Thuy et Larry Tremblay parlent de leurs derniers romans et de leurs habitudes d’écrivains.

Ces retrouvailles renforcent le sentiment que la visite annuelle à la Foire fait partie de mes rituels familiers de lecture, que j’y retrouve une de mes familles de coeur, celles des livres. J’y ai retrouvé un regain de motivation à entendre certains auteurs dire leur intérêt pour nos blogs et le goût de faire connaître les auteurs et maisons d’édition belges notamment.

J’ai aussi devancé Quais du polar en achetant et en faisant signer La fin d’une histoire, le nouveau roman de Luis Sepulveda (dont la jeune demoiselle a choisi, sur les conseils d’un libraire avisé, Le vieux qui lisait des romans d’amour... soupir d’aise).

Cette journée du bonheur de lire et de parler des livres qu’on aime et qu’on a envie de partager m’a donné des idées folles : essayer de lire cette année plusieurs livres des éditions Luce Wilquin et La joie de lire, qui fêtent leurs trente ans, mais aussi des romans de chez Sabine Wespieser qui fête ses quinze ans d’édition en 2017. Pour Luce Wilquin, ça ne devrait pas poser de problème car j’en présenterai l’un ou l’autre en avril mais pour les autres, me tiendrai-je à l’idée, ne me laisserai-je pas tenter par tant d’autres sirènes livresques ?? En avril, je pourrais exhumer de ma PAL un roman de Diane Meur, auteure belge publiée chez SW. Si cette idée un peu éparpillée vous intéresse, n’hésitez pas à m’accompagner, je créerai un onglet Anniversaires d’éditeurs pour y noter nos idées de lecture !

Tu es musique…

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Tu es musique

Tes nuages sont sans frontières

Quand ils s’approchent

Leurs odeurs se parfument de brume

Tu danses la pureté des gouttes

Les yeux éteints

Je perçois ta beauté

Tes mélodies

Je dépose du tabac

En offrande sur une pierre

Je te suis redevable

Pour ma liberté

Joséphine BACON, Un thé dans la toundra, Mémoire d’encrier, 2013

Joséphine Bacon, la merveilleuse poétesse innu de Pessamit, est une des invitées québécoises de la Foire du livre de Bruxelles (et elle vit à Montréal !). Quel bonheur de la retrouver hier et d’échanger quelques idées de lecture avec elle !