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Quatrième de couverture :

J’ai rencontré ma tante en novembre 2001, le jour de l’enterrement de sa sœur. L’enterrement de ma mère, pour le dire autrement. Je savais qu’elle s’appelait Alice mais je ne la connaissais pas. Je connaissais encore moins l’histoire extravagante et fascinante de sa vie et de ses maris. Je ne lui ai pas demandé d’ouvrir la malle de ses souvenirs et de ses secrets ; elle l’a fait quand même.

Quand Paul, lors de l’enterrement de sa mère, rencontre pour la première fois sa tante Alice, elle a soixante-treize ans. Elle est anglaise et veuve. De nombreuses fois veuve.
Elle va lui raconter les joies et les peines de son incroyable existence aux quatre coins du monde. Et lui apprendre qu’amour peut rimer avec grâce et humour même quand la vie est en larmes.

Voilà un petit roman (petit par la taille) et un personnage pleins de tendresse, de douceur, de passion amoureuse aussi. J’ai eu la surprise de le trouver dans ma boite aux lettres alors que je ne m’y attendais plus, je l’ai ouvert et… je me suis tout de suite laissé embarquer dans l’histoire d’Alice, qu’elle conte à son neveu Paul.

On pourrait la juger rocambolesque, fantaisiste, à l’image d’Alice « qui ne pensait jamais à rien » ou plutôt qui ne réfléchissait jamais quand un homme la demandait en mariage, sinon elle aurait dit non et elle se serait alors privée d’une belle histoire d’amour. Et si ses histoires d’amour finissent mal, en général, comme dit la chanson, elles ont été belles, pleines, douces ou exaltantes, elles ont donné sens à sa vie.

Sur le mode de la conversation, elle se confie à son neveu, qui devient vite accro aux récits de cette Shéhérazade moderne. Mine de rien, elle balaie ainsi toutes les décennies d’après la seconde guerre mondiale, nous voyageons avec elle de Bruxelles à Londres, de Rome en Inde, en passant par Winnipeg. La gourmandise et les plats régionaux ne manquent pas au rendez-vous.

Sous des apparences légères, une plume qui coule facilement, des clins d’oeil pleins d’humour, Francis Dannemark nous fait entendre une petite musique de vie bien sympathique : Alice s’est laissé porter par l’amour et l’amitié, envers et contre tout, et elle nous montre -si besoin en était – que c’est cela qui compte avant tout. Cette « petite » leçon de vie était tout juste bonne à prendre pour moi, donc merci, Alice !

« Apprenant que Pietro avait été mon quatrième mari, elle (Sofia) n’avait pu s’empêcher de faire un signe de croix. Après tout, on n’était pas très loin de Rome. Puis elle m’avait prise tendrement dans ses bras avant de me dire que si Dieu avait décidé que j’accompagnerais des hommes jusqu’à la porte de sortie, c’est qu’Il avait Ses raisons. Et pour être sûre de me faire pleurer toutes les larmes qui me blessaient le coeur, elle avait ajouté que c’était la preuve que j’avais assez d’amour pour eux tous. Et bien sûr, en me souvenant de ça, je me suis mise à pleurer. Heureusement, ça n’a gêné personne. Dans les mariages, c’est normalement la mère qui verse une larme mais comme la mère de Maggie n’était pas là… » (p. 100-101)

Francis DANNEMARK, Histoire d’Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un), Robert Laffont, avril 2013

Un très, très grand merci à Francis Dannemark (merci pour la dédicace !) et à l’éditeur, et merci à Cachou, qui a beaucoup aimé aussi !

Keisha a déjà lu et apprécié.

Le site de l’auteur

J’ai décidé d’ouvrir une ligne belge dans mon Petit Bac, donc voici un Prénom pour un roman belge et donc européen.

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