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Présentation de l’éditeur :

Sarah n’était qu’une enfant quand son frère Charlie a disparu ; elle est la dernière à l’avoir vu. Seize ans plus tard, dans la même ville, le cauchemar resurgit : Sarah découvre le corps d’une de ses élèves dans les bois. Plongée dans une nouvelle tempête émotive, placée sur la liste des suspects, Sarah décide de rouvrir l’enquête sur la disparition de son frère tandis que les policiers tentent en vain de trouver l’assassin. Les deux affaires sont-elles liées ? Sarah est-elle en danger ? Très vite, l’étau se resserre et une sourde menace se profile à l’horizon.

Premier roman de Jane Casey, Ceux qui restent met en scène une héroïne pleine de failles, de secrets et de complexes qui la rendent assez attachante. Ceux qui restent, ce sont les parents, les enfants, les frères et soeurs de personnes disparues ou mortes de mort violente, et elle en fait bien partie, Sarah Finch, elle dont la famille s’est disloquée suite à la disparition de son frère Charlie, elle qui a pris le nom de sa mère pour échapper aux remarques, à la fausse compassion et aux souvenirs lancinants.

Quand le père de Jenny Sheperd, une des élèves de Sarah, vient annoncer la disparition de sa fille, le passé se réveille douloureusement. Et quand Sarah découvre elle-même le corps de l’enfant dans les bois, elle se retrouve au centre d’une affaire particulièrement délicate. Jane Casey alterne les longs chapitres sur l’évolution de l’enquête sur la mort de Jenny et les courts chapitres de retour dans le passé, au moment de la disparition de Charlie. C’est toute la force et l’intérêt de cette construction narrative que d’éclairer par le drame passé toute l’attitude et la vie que s’impose Sarah au présent. L’enquête elle-même révèle quelques surprises et rebondissements bien menés. Jane Casey s’est bien documentée (ou je suis moi-même trop nourrie de séries télé comme L’inspecteur Lewis ou Les enquêtes de Vera) mais j’ai trouvé le tout bien ficelé et très réaliste. Si Sarah est au centre puisque c’est la narratrice, le duo d’enquêteurs formé par Vickers et Blake fonctionne très bien aussi.

Même si j’ai deviné avant la fin qui a tué Jenny et même si je ne fais pas de cette lecture un coup de coeur à cause de quelques petites invraisemblances (mais je chipote car elles finissent par s’expliquer), j’ai passé un très bon moment. Il semble que les deux romans suivants de Jane Casey déjà traduits et publiés en 10/18 mettent en scène une enquêtrice récurrente, je suis donc contente d’avoir lu ce premier opus à part des suivants grâce à ma bibli (Par le feu est déjà dans ma PAL).

Jaane CASEY, Ceux qui restent, traduit de l’anglais par Cécile Leclère, Presses de la Cité, 2011 et 10/18, 2012

Le rendez-vous « Meurtre à l’anglaise » du Mois anglais, c’était hier mais je ne publie jamais de billet de lecture le dimanche, je vais m’y tenir. Peu importe le jour où on publie, ça compte quand même, na. Et ça compte aussi pour les British Mysteries, bien sûr.

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