Avec quelques jours de retard, voici mon billet consacré à Nos mères, d’Antoine Wauters.  Je l’annonce d’emblée : je suis déjà très intimidée et hésitante à l’idée d’écrire un commentaire sur un tel roman, mais après avoir lu le magnifique billet d’Anne, je suis vraiment dans mes petits souliers… Je ne reviendrai pas sur l’histoire, Anne en a fait une belle présentation, je me contenterai de vous exprimer mon ressenti suite à cette lecture.

J’ai découvert Antoine Wauters, il y a quelques années, lors d’une lecture poétique dans les cafés de Namur. Ses textes m’avaient déjà interpellée et, quand j’ai vu, dans la vitrine de ma librairie, ce premier roman, j’ai tout de suite été intriguée. Et pourtant, il a eu beau me faire de l’œil à chacun de mes passages, je ne me décidais pas. Et il a fallu cette lecture commune… et la proposition d’Argali de me prêter son exemplaire pour que je parte à la rencontre de Nos mères.

Cette rencontre n’a pas été simple. Ma première tentative s’est terminée après quelques pages : je n’étais pas dans le bon état d’esprit, les mots n’avaient pas de sens et j’ai préféré le laisser de côté plutôt que de passer à côté d’un beau roman. Je l’ai donc repris deux semaines plus tard. Et, là, encore, les premiers instants de cette rencontre n’ont pas été faciles. J’ai dû m’accrocher, l’interrompre, y revenir.

Je dois le reconnaître, l’emploi du pluriel m’a déstabilisée un moment (pourtant, j’y étais préparée). Je ne suis pas parvenue à entrer facilement dans le récit, mais j’ai persévéré… portée par le rythme et les belles sonorités de l’écriture d’Antoine Wauters (je lis à haute voix et je pense que ça m’a aidée). J’y ai retrouvé toute la poésie de l’auteur qui m’avait déjà séduite et c’est elle, qui, imperceptiblement m’a guidée pour trouver mon chemin dans ce roman exigeant qui demande à son lecteur effort et persévérance… mais le récompense aussi au fil des pages.

Je ne dirai pas que j’ai aimé ces personnages de mères, mais je les ai trouvés interpellants (la maternité et les personnages de mères en littérature font partie de mes sujets de prédilection). Je ne sais que dire de Jean, vraiment. Je pense qu’il me faudrait une relecture pour l’aborder mieux. Mais le personnage qui m’a le plus touchée, finalement, c’est le père de Sophie. Là, encore, une relecture à la lumière de ses mots ne serait pas superflue, je pense.

Antoine WAUTERS, Nos mères, Verdier, 2014

D’autres avis à découvrir dans le billet récapitulatif

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