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Quatrième de couverture :

Il ne se passe apparemment rien dans ces courtes nouvelles, bribes d’histoires gaies ou tristes, tranches de vie. Il ne se passe rien ? Et si l’événement était niché au cœur de chacun, dans le vécu de l’émotion ? Et si le lecteur était celui qui peut le mieux rejoindre le personnage parce qu’il se reconnaît en lui…

On peut se raconter des histoires pendant des années dans sa tête. On peut écouter les histoires des autres aussi, celles qu’ils viennent vous raconter au détour de la vie. On peut adorer lire les histoires des autres. Et puis un jour, on peut décider de se mettre à en écrire soi-même. C’est ce qui est arrivé à Myriam Rosman, qui signe ici un premier recueil de nouvelles.

D’après la pastille de la foire du livre, j’ai acheté ce livre à la foire du livre de Bruxelles en 2007. Et je sais que je l’ai lu. Je me souvenais du titre, de la couverture… Mais les histoires, je dois bien reconnaître qu’il ne m’en restait aucun souvenir… En cette semaine dédiée aux éditions Luce Wilquin, je me suis dit que c’était l’occasion de le relire. En plus, il est assez court, ce qui m’arrange (je suis toujours en pleine digestion de Guerre et Paix).

Je viens donc de relire ce recueil… et je comprends donc pourquoi je n’avais aucun souvenir de son contenu… J’écris ce billet une demi-heure après l’avoir refermé et je serais quasiment incapable de vous relater une nouvelle. Et pour cause : comme le disent le titre et la quatrième de couverture, il ne se passe… RIEN. Alors, on pourrait, comme indiqué dans la quatrième, espérer se raccrocher au vécu, à l’émotion… Mais je ne dois pas être « [la lectrice] qui peut le mieux rejoindre le personnage parce qu’[elle] se reconnaît en lui ». Je suis restée hors de l’émotion. Ces nouvelles très brèves – ce qui en soi n’est pas un problème – sont surtout beaucoup trop évanescentes pour moi. Le titre du recueil – qui est aussi celui d’une nouvelle – le dit très bien : Il ne s’est rien passé aujourd’hui. Et on sort de cette lecture, comme de ce genre de journée : il y a eu un hier, il y aura un demain. Et aujourd’hui sera vite oublié.

Myriam ROSMAN, Il s’est rien passé aujourd’hui, Editions Luce Wilquin, 2005

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