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Présentation de l’éditeur :

Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats. Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes.
Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident. Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l’affaire de La Quiche fatale, il s’agit bien d’un meurtre. à l’étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l’avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu’ils ne l’imaginaient…

Revoici Agatha Raisin dans ce deuxième opus traduit par Esther Menévis et publié par Albin Michel. Le premier était déjà très amusant mais celui-ci tient toutes ses promesses. Forcément, dans La quiche fatale, il y a une grande part de mise en place du personnage d’Agatha et du décor de Carsely, charmant village des Cotswolds. Au début de Remède de cheval, alors qu’on la croyait bien installée et même intégrée, Agatha se sent des envies de rompre avec la vie campagnarde et de renouer avec Londres. Elle laisse son nouveau compagnon, le chat Hodge, et ses espoirs de conquérir son nouveau voisin, James Lacey, et répond avec ardeur à l’offre d’un ancien collègue. Mais c’est sans compter la naïveté d’Agatha, qui a bien failli se faire piéger par le monsieur. La voilà donc de retour à Carsely avec un second chat, surnommé Boswell, et avec une nouvelle conquête en point de mire : le so charming Paul Bladen, vétérinaire de son état (qui… préfère les chevaux aux chats). Pas si lovely que cela, le véto, puisqu’il se fait occire lâchement lors d’une opération chevaline. Evidemment, comme dans La quiche fatale, la police conclut à un accident, il n’y a qu’Agatha qui croit au meurtre… et aussi James Lacey, trop heureux de saisir l’occasion d’échapper à l’ennui de la retraite.

J’ai trouvé beaucoup plus de rythme à ce deuxième numéro des enquêtes d’Agatha, les rebondissements sont nombreux et vifs, même si pas toujours très vraisemblables, et les ressorts de l’intrigue criminelle plus poussés, ce qui ne peut manquer de maintenir l’intérêt pour cette enquêtrice originale. Bien sûr, cela reste une résolution d’énigme très classique, l’intérêt est surtout dans les méthodes d’Agatha, qui ne peut jamais s’empêcher de « poser quelques questions », et dans le duo improbable qu’elle forme avec James Lacey. Lui qui veut se protéger à tout prix des tentatives aguichantes de toutes les femmes, Agatha en tête, elle qui, sous des dehors un peu rustres, cache un coeur de midinette et accumule les gaffes dans ses multiples essais de séduction. Ajoutons à cela quelques scènes débridées, très visuelles, comme l’épisode dans les toilettes d’un pub peu reluisant, quelques répliques cinglantes comme celles qui opposent Agatha et le vieux lord Pendlebury et vous obtenez le même cocktail d’humour so british déjà goûté et apprécié dans La quiche fatale.

Gageons que les éditions Albin Michel n’en resteront pas là dans la traduction de cette série et que nous pourrons encore nous régaler des aventures d’Agatha (et sûrement de James) (sans oublier les chats) !

M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête – Remède de cheval, traduit de l’anglais par Esther Menévis, Albin Michel, 2016

Et encore un très grand merci à Aurore et aux éditions Albin Michel pour l’envoi de ce livre !

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